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Dossier : Coronavirus Covid-19

En Auvergne et dans la Loire, les syndicats obligés de se réinventer pour les manifestations du 1er mai

Confinement oblige, les syndicats ne seront pas dans la rue, vendredi 1er mai. Mais les manifestations et les revendications auront bien lieu : rendez-vous est donné sur les réseaux sociaux et aux fenêtres de la population.

En 2019, les gilets jaunes s'étaient joints au cortège des manifestants à Clermont-Ferrand.
En 2019, les gilets jaunes s'étaient joints au cortège des manifestants à Clermont-Ferrand. © Radio France - Emmanuel Moreau

"Le 1er mai sera, pour la première fois, fêté à la maison, pas de manifestations, pas de rencontres fraternelles. _Mais ce 1er mai, nous le voulons revendicatif, festif, international, poétique, solidaire et combatif_", écrit la CGT, à deux jours de l'échéance. Et pour cause, les manifestations ne sont pas autorisées pendant cette période de confinement, liée à la crise sanitaire du coronavirus. Mais la CGT et les autres syndicats sont décidés à faire passer leurs revendications malgré tout. Plusieurs initiatives sont donc prévues en Auvergne et dans la Loire. 

Dans l'Allier : l’Union Départementale CGT appelle les salariés à manifester aux fenêtres et aux balcons pour le 1er mai, avec des pancartes, banderoles, et à inonder les réseaux sociaux de messages. Une page Facebook a été crée pour cet événement.

Dans le Puy de Dôme : création d'un clip vidéo avec différentes interventions et interviews (intersyndicale CGT - FO - FSU - SOLIDAIRES - UNEF). Le clip sera disponible le 1er mai à minuit. Par ailleurs, une délégation CGT se rendra, ce vendredi 1er mai à 10h50, à la mairie de Clermont-Ferrand, pour déposer une gerbe d’œillets rouges sur la plaque Pax Labor, en hommage aux victimes du travail et à celles et ceux qui y laissent leur santé tous les jours. Cet hommage sera diffusé en direct sur les réseaux sociaux, à travers les différents groupes CGT ainsi que sur la page Facebook de l'union locale CGT de Clermont-Ferrand. Une minute de silence puis une prise de parole suivront.

Dans le Cantal : appel à être présents sur les balcons à 10h, banderoles et/ou drapeaux à l'appui. Des petites vidéos seront publiées sur le site et sur le Facebook de la CGT Cantal, recensant la parole des responsables syndicaux, mais aussi de ceux qui ont vécu le confinement, en travaillant ou non.

Dans la Haute-Loire : la population est appelée à envoyer des photos, confiné ou au travail, à la CGT Haute-Loire. Trois vidéos seront aussi réalisées : l'une avec le secrétaire général Pierre Marsein, une autre avec une infirmière, et la troisième avec un représentant de commerce. Elles seront publiées sur le site et la page Facebook. Les Altiligériens sont eux aussi invités à aller sur leurs balcons.

Dans la Loire : des vidéos seront diffusées sur les réseaux sociaux ainsi que sur Internet. Les syndicats appellent à afficher des banderoles le 1er mai à partir de 11 heures (là où les salariés travaillent comme dans les établissements de santé par exemple) mais aussi aux fenêtres, aux balcons une affiche, un slogan ou encore un drapeau.

Au niveau régional : une émission de radio d’une durée d’une heure sera mise en ligne sur Internet et d’autres sites de la CGT dans la région à partir de 10 h. Elle sera composée de différentes chroniques, de musiques, poésies, d’une interview d’un responsable CGT de la santé ainsi que d’une table ronde de syndicalistes internationaux autour des enjeux du transport. Un forum sera mis en place dans le même temps, ouvert à tous sur le thème "Plus jamais ça ! le jour d’après" visant à recueillir des attentes, propositions, exigences.

"On souhaite que la santé soit la priorité"

"Le Premier ministre a apporté plus de questions que de réponses. _Cette crise a mis une loupe grossissante sur les inégalités_. Elle a aussi mis à mal notre offre de soins et de santé publique. Malgré le discours majoritaire tenu, ce ne sont pas les premiers de cordée mais ceux qui ont des emplois parfois sous-payés qui sont les plus nécessaires pour créer des richesses. Et il faut revaloriser ces emplois", a déclaré Laurent Indrusiak, le secrétaire général de la CGT de l'Allier, au cours d'une conférence de presse téléphonique.

"On souhaite que la santé des salariés soit la priorité. Nous sommes opposés aux ordonnances permettant une augmentation du temps de travail, ou enlevant les jours de congés. Nous demandons une amélioration des conditions de travail et de rémunération. Nous voulons porter le SMIG à 1.800 euros brut, comme premier salaire quand on est embauché, et ce sans qualification ni ancienneté. C'est un minimum pour vivre dignement. Nous demandons aussi que 100% du salaire soit versé en chômage partiel, et la fin des réformes de régression sociale sur les services publics. Au lendemain de cette crise, les politiques doivent être rediscutées et changées" - Laurent Indrusiak, secrétaire général de la CGT Allier.

La CGT s'est aussi opposée à la reprise des écoles et établissements scolaires. "Nous sommes favorables à une reprise en septembre. Nous comprenons le tiraillement pour les parents, mais les conditions ne sont pas réunies. Pour l'instant, il n'y a aucune indication sur le protocole sanitaire dans les établissements scolaires et les écoles. _Il faut reprendre en septembre, et les parents salariés doivent être soutenus par l'Etat pour ne pas perdre de l'argent_", ajoute Héléna Blond, membre du collectif de direction de l'union locale CGT Educ'Action Montluçon-Commentry.

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