Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

En Champagne-Ardenne, les bistrots de campagne disparaissent

lundi 30 octobre 2017 à 11:19 Par Annelaure Labalette, France Bleu Champagne-Ardenne

Dans la région Grand Est, en 2015, il y avait 2700 bistrots, c'est une centaine de moins qu'en 2009. Ces cafés, troquets, et bars où on aime discuter de la pluie et du beau temps ont tendance à se raréfier surtout dans les zones rurales. Et la Champagne-Ardenne n'échappe pas à cette tendance.

Un bar à vendre à Sedan dans les ardennes
Un bar à vendre à Sedan dans les ardennes © Radio France - Alexandre Blanc

Ardennes, France

On les appelle les troquets, les bistrots ou tout simplement les bars ou les cafés. Des lieux de convivialité où l'on aime se retrouver pour parler politique, de la météo ou tout simplement pour parler des nouvelles du coin. Mais ces bistrots disparaissent petit à petit dans notre région. D'après les derniers chiffres, en 2015, dans le Grand Est, il y avait 2700 cafés. C'est une centaine de moins qu'en 2009. Notre région est l'une des trois régions françaises à avoir le moins d'ouvertures de bars, 80 fois moins que la moyenne natonale.

François Béguin, le président général de l'UMIH (L'Union des Métiers et des Industries de l'Hotellerie) dans les Ardennes, explique ces disparitions de bistrots par le changement de comportement des consommateurs : "La semaine, les gens ne se rendent pas au bar, ils n'ont pas le temps avec leur travail mais le week-end, c'est déjà un peu plus fréquenté". Le président de l'UMIH dans les Ardennes parle aussi du durcissement de la loi Evin, notamment de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, "Tout ça n'incite pas les gens à venir passer un moment dans leur troquet". Sans compter les loyers des commerces, les charges à payer pour les propriétaires ou encore les mises aux normes à effectuer dans les établissements. "Aujourd'hui pour être commerçant, il faut de la motivation et il faut s'accrocher en gardant le sourire " affirme François Béguin.

Façade d'un troquet à vendre dans les ardennes - Radio France
Façade d'un troquet à vendre dans les ardennes © Radio France - Alexandre Blanc

Des alternatives pour tenter de garder ces bistrots et cafés de campagne

Dans les Ardennes, au café du Pont à Signy l'Abbaye, le gérant fait de la résistance. Pour attirer les clients dans son café, il a décidé de jouer sur la modernité et les réseaux sociaux. Denis Bouglouan tweete les fameuses "brèves de comptoir" de ses clients sur le compte @cafedupont08. Ces petites phrases qui font souvent rire et qui, du coup, font parler dans le village. A Terron-sur-aisne, le bar Le Fournil de Jean-Yves Raulin n'ouvre que le dimanche pour être sûr d'avoir des clients. Pour le gérant, c'est une façon de maintenir de l'animation dans le village, et c'est aussi un complément de revenus car tenir un troquet en campagne aujourd'hui ne permet pas de gagner décemment sa vie.