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Société

En Corrèze et en Haute-Vienne les téléphones "grave danger" pour les femmes victimes de violences conjugales ont servi

jeudi 24 novembre 2016 à 17:47 Par Philippe Graziani, France Bleu Limousin

En France 122 femmes sont mortes encore en 2015 sous les coups de leur conjoint. Depuis l'an dernier des téléphones dits "grave danger" peuvent leur être attribués par décision de justice. La Haute-Vienne en dispose de 5, et la Corrèze 4. Et certains ont déjà été utilisés.

La Haute-Vienne dispose de 5 téléphones "grave danger"; la Corrèze 4
La Haute-Vienne dispose de 5 téléphones "grave danger"; la Corrèze 4 © Maxppp - Anne-Cécile Juillet

"Je ne pourrais pas m'en passer" explique Gilbert Emery, le procureur de la République de Limoges. En Haute-Vienne les 5 téléphones, depuis leur arrivée il y a tout juste un an, ont toujours été attribués. Grâce à ces téléphones spéciaux une femme peut d'une simple pression alerter les secours. Et certaines l'ont utilisé. "Les services de police ou de gendarmerie on pu intervenir pour éviter de nouvelles violences en interpellant le conjoint violent" précise Gilbert Emery.

Des critères très restrictifs

En Corrèze la situation est différente. Les deux téléphones dont dispose le parquet de Brive n'ont pas encore été attribués. Les deux de Tulle l'ont été une fois chacun explique la procureur Agnès Aubouin. "Il faut une interdiction prononcée par la justice d'entrer en contact entre l'auteur et la victime et une femme qui adhère au dispositif, qui est en demande". L'association SOS Violences Conjugales qui est référente du dispositif en Corrèze plaide pour une évolution des critères d'attribution. "Il y a peut-être des évaluations à faire pour l'améliorer" indique la directrice Béatrice Guillou. Quoi qu'il en soit ces téléphones ont un réel intérêt, unanimement reconnu par tout le monde.