Société

En Côte-d’Or, des jouets pour fille ou pour garçon ?

Par Christophe Tourné et Thomas Nougaillon, France Bleu Bourgogne jeudi 22 décembre 2016 à 18:42

Chaussures de princesse en rose
Chaussures de princesse en rose © Radio France - Thomas Nougaillon

Deux associations féministes montrent les dents contre les jouets "stéréotypés". Marre du Rose. Marre du bleu. Mais qu’en pensent les consommateurs dans l’agglomération dijonnaise ?

"Osez le féminisme" et "les Chiennes de Garde" lancent une campagne et une pétition dans laquelle elles disent qu'elles en ont "marre du rose". Les militantes ont par exemple distribué des tracts devant de grandes enseignes à Tours ou à Strasbourg pour que les clients se libèrent de tous ces clichés et pour dénoncer l'attitude des grands fabricants de jouets. En gros, les poupées et les dînettes c'est pour les filles, les pistolets et les déguisements de cowboys pour les garçons. Pour "Osez le féminisme" et "les Chiennes de garde" le problème c'est que ces inégalités devant les jouets, se poursuivent à l'âge adulte.

Jeux pour fillettes - Radio France
Jeux pour fillettes © Radio France - Thomas Nougaillon

Devant un grand magasin de Talant*, dans l'agglomération Dijonnaise, Thomas Nougaillon a rencontré des parents, des grands-parents et des enfants: ont-ils le sentiment qu'il y a de plus en plus de jouets "genrés"? En achètent-ils? Ou pas.

L'avis de consommateurs au micro France Bleu Bourgogne de Thomas Nougaillon

Jouets pour garçons - Radio France
Jouets pour garçons © Radio France - Thomas Nougaillon

On limite l’imaginaire des enfants

Anne Joseleau, dirige l'association "Solidarité Femmes" de Dijon. Une association créée en 1982 et qui œuvre contre les violences faites aux femmes estime que c’est une catastrophe.

« On limite l’imaginaire des enfants en leur imposant des choix de couleur comme si un petit garçon n’avait pas le droit d’aimer le violet ou le rose et une petite fille le bleu ou le marron. On leur indique dès tous petits ce qu’il doivent aimer ou en tout cas ce à quoi ils doivent se conformer. On formate les petits garçons à devenir ceci ou les petites filles à devenir cela, ce qui est dramatique aujourd’hui en 2016. »

L'avis d'Anne Joseleau, la directrice de l'association "Solidarité Femmes" de Dijon

Anne Joseleau, la directrice de l'association Solidarité Femmes en Côte-d'Or - Radio France
Anne Joseleau, la directrice de l'association Solidarité Femmes en Côte-d'Or © Radio France - Stéphanie Perenon

Entre 500 et 600 femmes sont accueillis chaque année par "Solidarité Femmes 21" dans ses diverses permanences en Côte-d'Or, très souvent elles sont victimes de violences conjugales. L'association qui se porte partie-civile devant les tribunaux.

*le Super U du Point du Jour pour ne pas le nommer...