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Dossier : Coronavirus Covid-19

Côte-d'Or : le spectre d'un nouveau confinement fait grincer les dents

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Par , France Bleu Bourgogne

Etes-vous prêts à renoncer encore un peu à votre liberté de mouvement pour faire reculer l'épidémie ? Presque un an après le début de la crise sanitaire, de plus en plus de personnes doutent de l'utilité d'un nouveau confinement.

La place de la Libération de Dijon en période de confinement
La place de la Libération de Dijon en période de confinement © Radio France - Olivier Estran

Et vous, qu'avez vous prévu quoi ce weekend  ? Faire les magasins, partir en balade en forêt, aller voir un parent éloigné ?  En tout cas profitez-en, car on l'a bien compris le couvre feu à 18 heures ne suffit pas à freiner le coronavirus. Le gouvernement s'apprête à dévoiler de nouvelles mesures plus restrictives. Tout est sur la table: une fermeture des écoles, un cloisonnement région par région, voire un troisième confinement total. 

Ça va faire un an qu'on ne voit pas le bout du tunnel, alors est-ce qu'on est prêt à accepter un nouveau tour de vis ? Un peu moins de liberté dans l'espoir d'aller mieux ?   On a posé la question à Eliane, 85 ans rencontrée dans le centre-ville de Dijon et sa réponse est sans détours : 

"Moi j'ai vécu la guerre en 1940, et on était plus libre sous l'Occupation ! cette absence de liberté c'est inimaginable et ça perturbe de plus en plus le moral des personnes" s'émeut cette octogénaire "Regardez, en famille on se retrouve dans illégalité si on veut voir nos enfants nos petits enfants. Les fêtes de Noël, on les a fait mais dans l’illégalité, c’est pas bien de faire ça , et ça nous gâche les bons moments passés ensemble."

"En avril, j'ai 80 ans. Confinement ou pas, on fera la fête entre copines !"- Liliane

Eliane: "On etait plus libres sous l'Occupation"

"Un nouveau confinement ? Ah ça non alors !" complète son amie Liliane. "On en a assez, regardez, on vient de Venarey-Les-Laumes pour faire nos courses à Dijon, on a même pas un restaurant pour manger, un endroit pour s'asseoir et boire quelque chose, ça a assez duré. Le 15 avril  je vais avoir 80 ans, confinement ou non, je vous le garantis on va faire la fête entre copines !"

Liliane, 79 ans veut faire la fête

Ce samedi 30 janvier, plusieurs syndicats et associations vont manifester pour la quatrième fois à Dijon contre le projet de loi de sécurité globale. Parmi eux , il y aura un collectif qui va diffuser de la musique techno. Un collectif en soutien aux organisateurs de la rave party qui s'est tenue le 31 décembre dernier  à Lieuron en Bretagne. En cas de nouveau confinement, Jhoms  (c'est son pseudo)  se sent prêt à désobéir : "Oui, tout à fait , nous on représente plusieurs collectifs. on organise des soirées en temps normal. En Bourgogne, il n'y en a pas eu tant que ça. Mais on comprend que des gens ont envie de sortir leur matériel, faire la fête et faire plaisir aux gens. Pour l'instant c'est l'hiver , la saison ne s'y prête pas trop, mais au printemps et durant l'été , oui on va certainement organiser des choses." 

"Il faut quelque chose de strict durant plusieurs semaines pour enfin s'en sortir" - Dayan, 19 ans 

L'envie de faire la fête , de se retrouver. Est-ce la priorité de tous les jeunes de 20 ans ? Kylian et Maëlle sont tous les deux étudiants à Dijon, et ils acceptent l'idée d'un nouveau confinement : "J'ai la chance de vivre à la campagne dans le Chatillonnais" explique Kylian "même en cas de confinement , je peux sortir faire du sport dans la campagne? je comprends que cela soit plus dur a supporter quand on est en ville, mais pour ma part je pense que le confinement serait un bon choix à faire." 

Kylian et Maëlle, prêts à accepter de nouvelles restrictions "pour enfin s'en sortir."
Kylian et Maëlle, prêts à accepter de nouvelles restrictions "pour enfin s'en sortir." © Radio France - Olivier Estran

"On a pas le choix" complète son amie Maëlle "s'il faut un confinement , on acceptera un confinement parce qu'il faudra bien que ça se termine un jour, alors moi je suis les règles."

Kylian et Maëlle "On a pas le choix."

Une position partagée par Dayan, 19 ans qui plaide "pour un confinement semblable au tout premier. C'est inutile de garder les écoles ouvertes ou les commerces non-alimentaires accessibles. Il faut quelque chose de strict durant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Ce que je veux c'est que cela élimine le virus pour de bon, car franchement, on commence a en avoir marre."

"Le confinement n'est pas une solution"- Claire Gallon, médecin généraliste."

Dayan explique pourquoi il est prêt pour un confinement de plusieurs semaines

Rester chez soi en espérant que ça ira mieux.. eh bien voila que des médecins remettent cette idée en question. Claire Gallon est docteur généraliste à Asnières-les-Dijon. Elle appartient au collectif "Ré-infoCovid".  Un groupe que l'on trouve sur internet qui conteste le port du masque chez les enfants, le port du masque en extérieur et se pose des questions sur la vaccination systématique. En tant que médecin Claire Gallon ne croit pas aux vertus du confinement généralisé: " 

"Est-ce qu'on apporte plus de santé aux gens en appliquant ces mesures ?" s'interroge-t-elle. "Le Covid c'est une chose, mais il faut guérir de tous les effets secondaires des mesures qu'on a mis en place: la dépression, l’appauvrissement, les gens qui perdent leur boulot oui qui vont le perdre. Moi j'attends des mesures fortes, déployer de l'argent pour les hôpitaux, ce sera plus utile que d’empêcher les restaurateurs de travailler."

Voila pourquoi le confinement n'est pas la solution pour le Dr Gallon

En tant que médecin , Claire Gallon reste dubitative sur la baisse du nombre de cas constaté à l'issue du premier confinement. "Plusieurs facteurs expliquent cette baisse, et il y a notamment l'effet des beaux jours et de la chaleur qui ont fait reculer le virus. Vous verrez qu'on aura le même effet ce printemps et cet été. Puis le taux de contamination repartira à la hausse en septembre. Les coronavirus ont toujours été là, il faut apprendre à vivre avec, mais restreindre nos libertés n'est pas une réponse durable."

On va être rapidement fixé sur ce qui nous attend. Emmanuel Macron pourrait annoncer ce weekend ou lundi ces mesures, qui feront l'objet d'un débat et d'un vote symbolique au Parlement la semaine prochaine.

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