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Société

En Creuse, les coupes dans l'éducation nationale passent très mal

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Par , France Bleu Creuse

Plusieurs syndicats d'enseignants creusois réagissent après l'annonce de la suppression de 1800 postes dans les collèges et les lycées dès l'an prochain. Ils dénoncent une économie de moyens réalisée "sur le dos des élèves et des professeurs".

Pour les syndicats enseignants creusois, cette réforme se fera au détriment des élèves (photo d'illustration).
Pour les syndicats enseignants creusois, cette réforme se fera au détriment des élèves (photo d'illustration). © Maxppp - Joël PHILIPPON

Creuse, France

L'annonce de la suppression de 1800 postes au sein de l'éducation nationale passe mal en Creuse. Le ministre Jean-Michel Blanquer a indiqué dimanche soir vouloir diminuer le nombre de fonctionnaires au sein de l'éducation nationale. Ces suppressions de postes ne concerneraient que le second degré, c'est à dire les collèges et les lycées, ainsi que les services administratifs. Les syndicats enseignants creusois dénoncent une économie de moyens qui va à l'encontre de l'intérêt des élèves.

Une réforme qui manquerait d'ambition pour le service public

"Ces annonces ne sont pas vraiment une surprise, on s'attendait à avoir une politique d'austérité de la part de Mr Blanquer", indique Pierre Gautret, secrétaire départemental du syndicat Unsa de la Creuse, qui s'agace néanmoins : "C'est une baisse du nombre d'adultes au service des élèves et c'est un manque d'ambition à long terme pour le service public". 

D'après le syndicat, la rentrée 2018 a déjà fait l'objet de 2600 suppressions de postes au sein du second degrés. "L'année prochaine on va compter 38 000 collégiens de plus. Cette économie de moyens est faite sur le dos des élèves et des enseignants", regrette Pierre Gautret.

On est inquiet pour l'école et pour les enfants

Marlène Chéramy, co-secrétaire du syndicat Sness Fsu dans la Creuse estime quant-à-elle que les classes sont déjà surchargées en Creuse et que cette mesure ne fera qu'empirer la situation. "Le taux d'encadrement ne pourra pas rester le même, c'est évident. Beaucoup de collègues font déjà des heures supplémentaires". D'après une étude de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance le temps de travail moyen d'un professeur certifié serait en effet de 42,53 heures par semaine

Pour compenser la baisse du nombre de professeurs, Jean-Michel Blanquer veut pourtant inciter les enseignants à faire des heures supplémentaires, qui seront exonérées de cotisations salariales. Marlène Chéramy n'y croit pas. "Ils veulent juste faire des économies de moyens et on va être touchés à tous les niveaux" estime-t-elle. 

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