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Dossier : France Bleu Montagne

EN IMAGES - Revivez notre émission depuis l'Alpe d'Huez, deuxième étape de la tournée des massifs isérois

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Par , , , France Bleu Isère

2/4 ! L'Alpe d'Huez au programme de France Bleu Isère ce vendredi 22 janvier. Votre radio délocalisait sa matinale en direct de la grande station de l'Oisans. Inquiétudes, espoirs, et complexité de la situation.

Des skieurs à l’Alpe d’Huez
Des skieurs à l’Alpe d’Huez © Radio France - Stéphane Milhomme

C'est l'un des fleurons de l'Isère : la station de l'Alpe d'Huez, connue été comme hiver. Son domaine skiable, ses célèbres lacets parcourus par le Tour de France. En ce moment, la station est comme toutes les autres, pénalisée par la fermeture des remontées mécaniques.

L'Alpe d'Huez se réveille avec les micros de France Bleu Isère
L'Alpe d'Huez se réveille avec les micros de France Bleu Isère © Radio France - Benjamin Bourgine

Quatre massifs, quatre émissions

Néanmoins, les stations ne sont pas fermées, et les professionnels de la montagne s'évertuent à le dire : il y a de quoi faire, même sans télésièges ni télécabines ! Tour d'horizon ce matin, depuis l'hôtel des Grandes Rousses, après les 7-Laux mercredi dernier et avant Autrans-Méaudre et Saint-Pierre-de-Chartreuse, d'une grande station au cœur de la tempête du Coronavirus, mais une grande station qui ne veut pas baisser les bras. 

Le studio de France Bleu Isère à l'hôtel des Grandes Rousses
Le studio de France Bleu Isère à l'hôtel des Grandes Rousses © Radio France - Benjamin Bourgine

9h00, fin de l'émission, un grand merci à tous nos invités et à tous ceux qui ont rendu ce rendez-vous possible ! Prochain rendez-vous à Autrans-Méaudre-en-Vercors. La tournée des massifs isérois continue !

8h16, Patricia Grelot-Collomb, Hôtel les Grandes Rousses. "On est à peu près 30% en-dessous de nos tarifs habituels. Pour les réservations, on n'a pas de visibilité. Notre portefeuille s'est effondré de moitié à l'annonce de la fermeture des remontées mécaniques. A 20% de remplissage, on tourne à perte, bien sûr. Aux vacances de Noël, on a repris une montée en charge, on était à un petit 50% ! Habituellement, nous avons 120 employés, on tourne à beaucoup moins. 12 CDI et 63 saisonniers".  

Patricia GRELOT-COLLOMB, de l'Hôtel les Grandes Rousses
Patricia GRELOT-COLLOMB, de l'Hôtel les Grandes Rousses © Radio France - Benjamin Bourgine

En indemnités, on demande 20% pour la commune, 70% pour les remontées mécaniques

7h47, Jean-Yves Noyrey, le maire d'Huez. "C'est une saison, mais pas qu'une saison, c'est aussi le futur de la station qui se joue là". François Badjily : "Tous les saisonniers qui sont aussi maçons, cuisiniers, chauffeurs, c'est aussi l'aménagement du territoire qui se joue-là". Jean Yves-Noyrey : "Jusque-là, on a eu des dépenses, aussi, pour maintenir la capacité à démarrer les remontées [aussitôt qu'un éventuel feu vert ait pu être donné]. On nous dit depuis le mois de novembre qu'on va peut-être ouvrir. On a fait le bilan cette semaine des pertes, c'est 20% pour la commune. En indemnités, on demande 20% pour la commune, 70% pour les remontées mécaniques. Des garanties ? C'est un peu comme les vaccins, on ne sait pas s'il y en aura assez, des aides".

Le maire d'Huez au micro de France Bleu Isère, dans cette spéciale
Le maire d'Huez au micro de France Bleu Isère, dans cette spéciale © Radio France - Benjamin Bourgine

7h30, François Badjily, directeur de l’office du Tourisme de l'Alpe d'Huez. "Quand on voit les conditions de soleil et de neige, ça doit donner envie à beaucoup de monde, venez à la montagne, on a toujours été un destination de vacances, avec ou sans ski. Jusqu'à présent, j'ai toujours compris et soutenu les décisions du gouvernement, mais c'est vrai qu'il y a beaucoup d'incompréhension aujourd'hui". La fermeture des stations s'explique entre autres par le nombre de skieurs qui se blessent et vont à l'hôpital pendant la saison d'hiver. Un argument compréhensible ? "J'entends l'argument, mais je n'y crois pas du tout. On a fait le compte sur une station comme la nôtre, c'est 10 malades par an qui finissent en réanimation depuis chez nous. Donc ce qui a fait peur, c'est la convivialité, de voir que les gens se seraient rencontrés".

François Badjily, de l'office de tourisme
François Badjily, de l'office de tourisme © Radio France - Benjamin Bourgine

7h16, La nouvelle éco avec Fabrice Boutet, directeur général de SATA Group : Alpe d’Huez, les 2 Alpes et la Grave. "On était tous prêts pour faire un beau mariage, pour intégrer les 2 Alpes dans le groupe SATA, mais une saison blanche ça veut dire passer son temps à recalculer son investissement les indemnités. Mais en même temps, il faut regarder les projets. On a recours à un PGE (prêt garanti par l'état), donc il faut travailler nos ressources. Effet boule de neige ? C'est bien choisi, même un peu avalancheux. On a entre 800 et 850 salariés. Les saisonniers ont été embauchés, mais mis en activité partielle." Et le projet de liaison entre les 2 Alpes et l'Alpe d'Huez ? "Non, il ne faut pas le remettre en question, car ce n'est pas juste un projet ski, c'est d'abord un transport".

Fabrice Boutet, directeur de la SATA
Fabrice Boutet, directeur de la SATA © Radio France - Benjamin Bourgine

Comment l'ESF fonctionne-t-elle ?

6h55, Xavier Perrier-Michon, directeur de l’ESF (350 moniteurs habituellement). "Aujourd'hui, 5, 6 moniteurs maximum par jour sont occupés. ski de rando, ski débutants avec le tapis pour les plus petits. Toutes les activités nordiques, de ski de rando, de raquettes peuvent quand même se pratiquer ! Un 3e confinement ? J'ose même pas l'imaginer. On est maintenu en vie, même si les annonces successives ne nous plaisent pas, mais on n'y croit plus à l'ouverture des remontées mécaniques. Ce qu'on a fait à Noël et au jour de l'an, on y a pris du plaisir, garder ce lien avec les clients, c'est essentiel." 

Xavier Perrier-Michon, de l'ESF
Xavier Perrier-Michon, de l'ESF © Radio France - Benjamin Bourgine

Dameur et berger

6h42, deuxième au micro : Tony Delmonte. Il était éleveur et berger. Aujourd'hui retraité de cette activité, il est devenu dameur de pistes. Une dameuse "ça se conduit facilement", mais régler les outils comme la fraise et les lames, "ça c'est difficile". On a un plan de damage, avec les informations de pisteurs notamment. On commence à la fermeture des pistes, et on fini vers 1h, 2h du matin. Cette saison, pour lui, c'est la dernière. "C'est un plaisir de travailler sur ces machines, mais _il faut laisser la place aux jeunes_, surtout qu'ils cherchent du boulot !"

Tony Delmonte, dameur bientôt retraité
Tony Delmonte, dameur bientôt retraité © Radio France - Benjamin Bourgine

Le métier de pisteur

6h25, premier invité : Pisteur, secouriste, et artificier. Fabrice Bouilloud a commencé dès 18 ans. Une soixantaine de pisteurs comme lui travaillent à l'Alpe d'Huez. Entre autres, quand le manteau neigeux est dangereux, son travail consiste à déclencher des avalanches, pour sécuriser le Domaine skiable, mais aussi et bien sûr faire le balisage, vérifier l'état des pistes, et intervenir en cas de problème avec des skieurs "il ne faut pas passer au-delà des cordes" rappelle Fabrice. Essentiel bien sûr... quand on peut skier. Concrètement, quelques personnes skient quand même ici. Les jeunes des clubs et les sportifs processionnels.

Fabrice Bouilloud, chef de secteur, pisteur secouriste et artificier
Fabrice Bouilloud, chef de secteur, pisteur secouriste et artificier © Radio France - Benjamin Bourgine
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