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Société

En Europe, le don de gamètes reste un geste rare

vendredi 3 novembre 2017 à 19:39 Par Corinne Fugler, France Bleu Alsace et France Bleu

De trop nombreux couples attendent en France un don de sperme ou d'ovocytes pour fonder une famille. L’Agence de la biomédecine lance une campagne d’information sur les dons de gamètes. D'autres pays d'Europe peinent à recruter des donneurs et des donneuses.

Dans certains pays d'Europe, les dons de gamètes sont rémunérés
Dans certains pays d'Europe, les dons de gamètes sont rémunérés © Maxppp - Anne-Sophie BOST

L’Agence de la biomédecine lance ce mois-ci une campagne d’information sur les dons de gamètes. Pour assister tous ces couples, il faudrait chaque année 1 400 dons d’ovocytes et 300 dons de spermatozoïdes, au total, en France. Le don de gamètes, c'est un acte généreux qui fait débat dans de nombreux pays d'Europe.

Dans un CECOS, des gamètes congelés - Maxppp
Dans un CECOS, des gamètes congelés © Maxppp - Thierry DAVID

La France n'est pas le seul pays où les donneurs se font trop rares, ce qui incite parfois les états à les rémunérer. Ainsi l'Espagne verse 900 euros aux femmes qui cèdent des ovocytes, ce qui a sérieusement réduit les délais d'attente. Le Danemark ou la Belgique tolèrent les indemnisations. Au Royaume-Uni, également, le don est rémunéré, ce qui n'est pas le cas, rappelons-le, en France.

Un donneur touche une quarantaine d'euros. Une donneuse reçoit près de 850 euros pour un ovocyte. Les candidats, pourtant, sont trop rares. La sélection et rigoureuse, il faut être en bonne santé. Mais ces donneurs sont peut-être aussi découragés par la perspective de responsabilités non désirées. En Grande-Bretagne, un enfant né grâce à un don de gamètes peut demander l'identité de son parent biologique dès 16 ans.

L'anonymat en débat

D'autres pays ont renoncé à l'anonymat, comme la Suède, premier pays d'Europe à lever le secret, c'était en 1985. Anonymat qui, d'ailleurs, fait toujours débat. Faut-il annoncer à son enfant que son père biologique est un inconnu? Avec le développement des tests ADN, cacher cette information présente un risque.

En Allemagne, la législation va changer l'an prochain. L'anonymat sera levé pour les futurs bébés. Aux Pays-Bas, là aussi, l'abandon du secret a fait chuter le nombre de donneurs. Il s'agit pourtant de se mettre au diapason des préconisations européennes, qui accordent à l'enfant le droit de connaître ses origines.

Les dons d'ovocytes sont encore tabous

Les dons de gamètes ne sont pas autorisés partout. L'Italie pose des conditions très strictes. Les dons de gamètes étaient interdits jusqu'en 2014 mais la législation est en train d'évoluer. En Suisse, les dons de sperme sont possibles, mais pas les dons d'ovocytes, ce qui là aussi fait débat. Pas de dons d'ovules non plus en Allemagne, en Autriche ou en Norvège. Les potentielles futures mamans partent à l'étranger, ce qui devrait inciter les états à changer les règles.

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