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En fait-on assez pour protéger les enfants contre le harcèlement scolaire?

Par Aurélie Locquet, France Bleu Alsace mercredi 19 février 2014 à 11:35

harcèlement scolaire
harcèlement scolaire © IDÉ

Le conseil des jeunes de Strasbourg lance un appel à témoins sur le harcèlement scolaire. 6 à 7% des élèves seraient concernés selon le ministère de l'Education nationale.

Retrouver l'interview en intégralité d'Edith Madenberg, principale au collège Foch de Haguenau

Retrouver l'interview en intégralité Florence Heitz, conseillère sécurité du recteur

"Briser la loi du silence" , c'est l'objectif du plan d'action contre le harcèlement scolaire lancé il y a quelques semaines par le ministre de l'éducation Vincent Peillon. Ce problème concerne 6 à 7% des élèves en France selon le ministère.

Le harcèlement peut aller du vol de goûter ou des moqueries aux insultes (petit, gros, intello, couleur de peau, orientation sexuelle...), brimades ou menaces, jusqu'aux coups, au racket ou aux violences sexuelles.

Parmi les mesures pour lutter contre ce danger : une campagne télévisée, des dessins animés pour sensibiliser les écoliers, un plan de formation des personnels et des ressources en ligne prodiguant des conseils aux  victimes, familles et témoins. Deux numéros verts sont aussi ouverts: 0808 807 010 et 0800 200 000.

Une équipe mobile de sécurité en Alsace

Le ministère a également publié pour la première fois un guide de prévention sur la cyberviolence et le cyberharcèlement. L'utilisation permanente des nouvelles technologies de communication (téléphones portables, réseaux sociaux numériques) amplifie le harcèlement entre élèves: insultes, moqueries, propagation de rumeurs, piratage de comptes, usurpation d'identité digitale, publication de photos ou de vidéos de la victime en mauvaise posture.

"C'est une vraie calamité" , confirme Edith Madenberg, principale au collège Foch de Haguenau. "Les réglements de compte devant et dans les établissements se sont multipliés." Son établissement fait venir de nombreux intervenants tout au long de l'année pour parler du respect de l'autre aux collégiens. "Ils nous disent souvent: c'est pour rigoler, en parlant de surnoms ou de brimades, on essaie de leur expliquer que ça n'est pas anodin."

"Renvoyer les enfants à leurs responsabilités"

En Alsace, d'autres initiatives sont mises en place depuis plusieurs années. Une équipe mobile du rectorat peut ainsi intervenir dans les établissements scolaires. "Nous avons parlé à 8000 élèves l'an dernier" , précide Florence Heitz, conseillère sécurité du recteur. "Nos interventions sont basées sur l'échange, il faut renvoyer les enfants et les ados à leurs responsabilités."

A Strasbourg, le conseil des jeunes lance un appel à témoins. L'objectif est de publier un ouvrage rassemblant des témoignages, recueil qui sera ensuite distribué dans les établissements scolaires de la ville.

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