Société

En Haute Garonne les fausses alertes incendie des détecteurs de fumée inquiétent les pompiers

Par Jean-Marc Perez et François Madeuf, France Bleu Toulouse jeudi 22 octobre 2015 à 8:17

© Radio France - Julien Laignez

Huit mois après l'entrée en vigueur de la loi Morange qui oblige chaque logement d'être équipé d'au moins un détecteur de fumée (Daaf) les pompiers de Haute Garonne font face à une vague importante d'appels dûs à de fausses alertes. En cause le plus souvent les piles défectueuses

Leur présence est obligatoire dans chaque logement depuis le mois de mars dernier. Huit mois après leur installation les détecteurs de fumée sont à l'origine d'une augmentation importante  d'appels aux pompiers pour de fausses alerte incendie. En  Haute-Garonne, les pompiers en ont enregistré 173 depuis l'entrée en vigueur de la loi Morange.

Il s'agit le plus souvent de fausses alertes liées à un mauvais fonctionnement des appareils ou une mauvaise utilisation des occupants du logement. 82% des logements sont aujourd'hui équipés de Daaf mais bien souvent les propriétaire ou locataires oublient de les tester une fois par mois comme cela devrait être le cas.

Les Daaf bons marchés montrés du doigts par les pompiers

Une grande partie des fausses alertes sont dues à des piles défectueuses. Le commandant Eric Mornet chef du service prévision des pompiers de Haute Garonne "s'inquiète d'être confronté à un problème de Daaf bon marché dont les piles s'usent rapidement ce qui provoquent des défauts d'alarmes". 

Le commandant Mornet des pompiers de Haute Garonne

Les pompiers rappellent qu'une fausse alerte et l'intervention qu'elle entraîne peut être facturée de 200 à 1.000 euros, sans parler du coût des dégâts que l'intervention des pompiers peut occasionner comme une porte ou une fenêtre brisée.