Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

En Île-de-France, les associations voient affluer les bénéficiaires à cause de la crise sanitaire

-
Par , France Bleu Paris, France Bleu

La précarité augmente à cause de la crise sanitaire et du confinement. En Île-de-France, les associations s'inquiètent de ne pas avoir de moyens suffisants pour faire face à l'afflux de nouveaux bénéficiaires.

Un homme sans domicile fixe couché sur un banc à Paris en plein confinement, 8 avril 2020.
Un homme sans domicile fixe couché sur un banc à Paris en plein confinement, 8 avril 2020. © Radio France - Victor Vasseur

La crise sanitaire et le confinement assomment de nombreux Français qui échappaient jusqu'ici à la précarité. Les petits boulots, les contrats courts ou encore le travail au noir qui leur permettaient de boucler les fins de mois ont été réduits voire totalement supprimés. Ainsi, lors du premier confinement, le nombre de repas distribués par les Restos du cœur de Paris est passé de 50 000 par semaine à 80 000.

Pour le reconfinement, débuté ce vendredi 30 octobre, les associations craignent de voir encore arriver des bénéficiaires supplémentaires. "Si nous avons la même progression que lors du premier confinement, nous aurons du mal à faire face car depuis le mois de mai, il n'y a pas eu de baisse donc nous serions-là à des niveaux trop importants", analyse Antoine Bour, le président des Restos du cœur à Paris.

Les locaux de son association deviennent même trop petits. Il en a fait part à la maire de la capitale, Anne Hidalgo, lors d'une réunion consacrée à l'organisation de l'aide humanitaire. Les associations présentes ont pu exprimer leurs attentes et leurs inquiétudes. Elles vont maintenir leurs activités les plus indispensables mais elles ont quelques craintes.

De plus en plus de bénéficiaires et de moins en moins de bénévoles disponibles

L'un des risques est de manquer des bras face à ce nombre toujours plus important de bénéficiaires. Les bénévoles sont souvent des retraités et doivent rester confinés au maximum. Beaucoup de Franciliens se proposent pour aider mais cela nécessite une formation et une intégration aux équipes qui ne peut pas se faire du jour au lendemain. 

L'autre problématique qui apparaît porte sur les stocks de nourriture : "Notre grosse inquiétude, c'est la collecte nationale qui est prévue le dernier week-end de novembre et dont on ne sait pas comment elle va pouvoir se passer, souligne Nicole Farlotti, responsable à la Banque alimentaire. Les magasins vont être ouverts et seront sans doute partants pour nous accueillir mais la grande interrogation c'est de savoir si les clients vont continuer à faire leurs courses de la même façon et si nous aurons assez de bénévoles." Cette collecte représente un tiers des approvisionnements annuels de la Banque alimentaire en Ile-de-France.

De son côté, la mairie de Paris devrait continuer à ouvrir ses restaurants solidaires et ses permanences d'accueil et cela rassure Stéphane Lafortune, de la Croix Rouge de Paris : "Il est important de savoir qu'il y a un maintien du suivi social pour les bénéficiaires qui viennent nous voir."

D'autres réunions vont avoir lieu pour trouver des solutions et organiser au mieux les activités des associations en Île-de-France.

Un appel aux dons pour l'association Agir Pour La Santé Des Femmes

Comme les Restos du cœur, l'association Agir Pour La Santé Des Femmes (ADSF) se retrouve trop à l'étroit dans ses locaux situés porte de Saint-Ouen. Cette organisme prend en charge des femmes en situation d'exclusion et de précarité avec notamment un accueil de jour et des maraudes.

La Ville de Paris et l'État ont mis à disposition un nouveau local à Barbès. L'ouverture prévue le 2 novembre a été repoussée car des travaux sont nécessaires et le financement manque. L'association lance donc un appel aux dons.

L'ouverture de ce nouveau lieu devient urgente explique Nadège Passereau, déléguée générale de l'ADSF. Elle constate elle aussi une hausse des besoins. "Au cours des semaines qui ont suivi la crise sanitaire, on a vu arriver une population à laquelle on ne pensait pas tellement, notamment des femmes âgées seules qui ont tout juste de quoi avoir un petit logement, des femmes avec des petits revenus qui ne peuvent pas se payer quoi que ce soit. On voit ce public en augmentation, surtout sur le secteur de Barbès, où nous voulons justement ouvrir." 

De plus, l'association aimerait pouvoir accueillir tout le monde en cette période de crise sanitaire : "Nous sommes là pour leur permettre d'accéder à des produits d'hygiène et aux protections, masques et gels hydroalcooliques. Et nous leur proposons des tests PCR afin de déclencher si besoin l'orientation et la mise à l'abri adaptée." L'ADSF a ouvert une campagne de financement sur Ulule et 5 000 euros sur les 15 000 nécessaires ont été récoltés.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess