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Dossier : Coronavirus Covid-19

EN IMAGES - A Mailly-le-Camp, le centre d'entraînement au combat de l'armée de terre s'adapte au Covid-19

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Près de 180 jeunes officiers terminent ce vendredi 29 mai leur formation au centre d'entraînement au combat (CENTAC) à Mailly-le-Camp. Et c'est sur le plan tactique, logistique et humain que l'Armée de terre a dû s'adapter face au contexte sanitaire. Reportage.

Centre d'entraînement au combat de l'armée de terre à Mailly-le-Camp dans la Marne, le 28 mai 2020.
Centre d'entraînement au combat de l'armée de terre à Mailly-le-Camp dans la Marne, le 28 mai 2020. © Radio France - Sophie Constanzer

L'Armée de terre et "la guerre" s'adaptent aussi à la crise sanitaire mondiale. Exemple à Mailly-le-Camp (à cheval sur la Marne et l'Aube) au Centre d'entraînement au combat (CENTAC) 1er bataillon de chasseurs à pied. La mission du CENTAC est d'entraîner et de contrôler toutes les unités de l'Armée de terre au combat interarmes, et il termine ce vendredi 29 mai la formation de près de 180 jeunes officiers qui seront envoyés dès cet été sur tous les théâtres d'opération. Il s'agit de la mise en situation opérationnelle des lieutenants, un exercice baptisé MISOL. 

Véhicule militaire au centre d'entraînement au combat de l'armée de terre à Mailly-le-Camp dans la Marne, le 28 mai 2020.
Véhicule militaire au centre d'entraînement au combat de l'armée de terre à Mailly-le-Camp dans la Marne, le 28 mai 2020. © Radio France - Sophie Constanzer

Port du masque et des lunettes dans les blindés 

Pendant quatre jours de combat, en situation quasi réelle, chaque lieutenant est à la tête d'une quarantaine d'hommes - quatre groupes de 10 - et la "menace" du Covid-19 s'est imposée dans le scénario tactique et à l'intérieur des véhicules. "Les protections, masques et lunettes, sont portées dans les blindés en espace confiné, et sont aussi mises en place lorsque les chefs de section se regroupent avec leurs sections pour donner leurs ordres", l'Adjudant chef Guillaume, le contrôleur tactique qui conseille et supervise le lieutenant. Et veiller aussi désormais au respect des règles sanitaires. 19 lieutenants ont été supervisés par jour

Le masque doit être porté dans les véhicules et dans les blindés, en espace "confiné".
Le masque doit être porté dans les véhicules et dans les blindés, en espace "confiné". © Radio France - Sophie Constanzer

Un "officier Covid" désigné 

Pour éviter d'importer le virus sur le camp, un "filtrage sanitaire" des lieutenants a été organisé à leur arrivée via un questionnaire. En cas de doute, sur un symptôme, les militaires ont été vus pour un médecin du service de santé des Armées et ont pu être dépistés. "Depuis le début de l'exercice, les 11 cas suspects ont été testés négatifs, et les 62 cas contacts dépistés ont également été négatifs", précise le Colonel Persie du Sert, l'"officier Covid". Il faut désormais organiser le retour ce vendredi et demain des officiers et des soldats dans leurs bataillons respectifs, aux quatre coins de France. En cas de doute, ils voient un médecin et celui-ci peut décider d'un dépistage et d'un confinement sur place. 

Un "officier Covid" désigné, et des correspondants mis en place sur tous les sites.
Un "officier Covid" désigné, et des correspondants mis en place sur tous les sites. © Radio France - Sophie Constanzer

On a dû multiplier par deux nos capacités d'hébergement puisqu'une place sur deux a été retirée - Colonel Percie du Sert

Pour accueillir tous ces officiers en formation, il a fallu adapter les capacités d'hébergements et c'est toute la vie collective qui a été repensée pour éviter au maximum les contacts et donc les risques de contamination. "On a fermé les foyers, tous les lieux de convivialité, tous les lieux de restauration collective donc les militaires ont mangé en rations du début à la fin de la manœuvre, et on a mis en place des moyens de douche en campagne pour multiplier les capacités d'hygiène", explique le Colonel Percie du Sert. 

Il a fallu aussi mettre en place des désinfections des véhicules et notamment des blindés. Chaque équipe s'en occupe. Cette désinfection peut être plus spécifique et donc renforcée en cas de "malade" ou cas suspect. "Dans ce cas les véhicules sont entièrement vidés et désinfectés... et c'est aussi le cas pour les véhicules qui tombent en panne, doivent aller en réparation et donc changer de main : là aussi on applique une désinfection plus spécifique", souligne encore le Colonel Percie du Sert.

Reportage à Mailly-le-Camp au centre d'entraînement au combat.

Affichage rappelant les distanciation sociale au centre d'entraînement au combat de l'armée de terre à Mailly-le-Camp dans la Marne, le 28 mai 2020.
Affichage rappelant les distanciation sociale au centre d'entraînement au combat de l'armée de terre à Mailly-le-Camp dans la Marne, le 28 mai 2020. © Radio France - Sophie Constanzer

Près de 800 militaires formés sur quatre sites 

Le général de corps d'armée Guionie, qui commande les forces terrestres, explique l'importance de cet exercice "MISOL" et comment il s'est adapté à la menace du Covid 19 : "Je pense qu'aujourd'hui nous sommes la seule armée de terre d'Europe occidentale à avoir organisé post confinement un exercice de cette taille et on applique des principes simples, et d'abord le cloisonnement : on reste sur les camps, on évite les exercices en terrain libre". Le général précise que l'essentiel des formations longues et des formations de précision de l'Armée de terre ont été maintenues, ainsi que les préparations opérationnelles "essentielles pour les engagements extérieurs". 

Centre d'entraînement au combat de l'armée de terre à Mailly-le-Camp dans la Marne, le 28 mai 2020.
Centre d'entraînement au combat de l'armée de terre à Mailly-le-Camp dans la Marne, le 28 mai 2020. © Radio France - Sophie Constanzer

Le Général Guionie qui commande les forces terrestres.

Au total, ce sont près de 800 militaires formés au total sur les camps de Champagne en deux semaines : à Mailly le Camp, mais aussi à Mourmelon-le-Grand et Suippes dans la Marne, et à Sissone. 

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