Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

EN IMAGES - Il y a dix ans, le sommet de l'Otan secouait Strasbourg

Les 3 et 4 avril 2009, Strasbourg -et sa voisine allemande de Baden Baden- accueillait le 21e sommet de l'Otan. Un événement qui a placé la capitale alsacienne européenne sous les projecteurs internationaux, mais qui a aussi entraîné des violences.

Strasbourg, France

Les paillettes et la cendre : deux mots qui pourraient résumer le 21e sommet de l'Otan et les conséquences qu'il a entraînées pour Strasbourg. Les 3 et 4 avril 2009, la capitale alsacienne et sa voisine allemande de Baden Baden accueillaient la réunion de 28 chefs d'Etat et de gouvernement pour le 60e anniversaire de la création de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord. Les dirigeants se retrouvent dans les deux cités, pour des rencontres de travail, à l'invitation du président français Nicolas Sarkozy et de la chancelière allemande Angela Merkel.

Qui se souvient du fond des dossiers abordés ? On se rappelle plutôt de Barack Obama devant des lycéens et étudiants au Rhenus : le président américain a été élu l'année précédente, c'est sa première visite en Europe. La petite histoire retient aussi la visite à la cathédrale des "premières dames" Carla Bruni, Michelle Obama et du mari d'Angela Merkel, Joachim Sauer. Ou du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi qui, pendu au téléphone, perturbe la cérémonie officielle au Jardin des deux rives.

Strasbourg en état de siège

Pour les Strasbourgeois, c'est aussi une ville cadenassée par 9.000 policiers et gendarmes, des habitants badgés pour avoir le droit de rentrer chez eux, des rues désertes où les véhicules des forces de l'ordre ont remplacé l'habituel ballet des voitures et des vélos. Des milliers d'"anti-Otan" se sont rassemblés dans un campement dans le quartier de la Ganzau. Ils protestent notamment contre le retour de la France dans le commandant militaire intégré de l'organisation. Les manifestations commencent, des escarmouches se produisent.

Pour le deuxième jour du sommet, samedi 4 avril, une grande manifestation pacifiste devait avoir lieu. Elle est éclipsée par les violences qui vont se concentrer au Port du Rhin. Plusieurs centaines de casseurs s'en prennent à un ancien poste de douane. Un hôtel, une pharmacie flambent. Les images de l'incendie restent aujourd'hui les plus marquantes de ces deux jours pas comme les autres.