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EN IMAGES. Près d'un millier de personnes à Rennes contre les violences sexistes et sexuelles

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Par , France Bleu Armorique

A l'initiative du collectif Nous Toutes 35, près d'un millier de personnes se sont rassemblées samedi 21 novembre esplanade Charles-de-Gaulle à Rennes (Ille-et-Vilaine) contre les violences sexistes et sexuelles. Ce rassemblement était l'un des rares en France à ne pas avoir eu lieu en ligne.

Beaucoup d'adolescents dans le rassemblement contre les violences sexistes et sexuelles à Rennes.
Beaucoup d'adolescents dans le rassemblement contre les violences sexistes et sexuelles à Rennes. © Radio France - Maxime Glorieux

En amont de la journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes prévue le 25 novembre, près d'un millier de personnes se sont rassemblées samedi 21 novembre esplanade Charles-de-Gaulle à Rennes (Ille-et-Vilaine) contre les violences sexuelles et sexistes.  

Confinement oblige, les actions nationales étaient prévues exclusivement en ligne. "On s'est quand même posé la question de maintenir ou pas un rassemblement physique, se remémore Fanny, du collectif Nous Toutes 35, à l'origine de la manifestation. Mais on a décidé de le faire car la période du confinement montre une recrudescence des violences intra-familiales et conjugales.". Selon Alice, elle-aussi membre du collectif, les enfants sont les premières victimes, "confinés avec leur agresseur potentiel". 

82 féminicides depuis le début de l'année

Accroupie, un pinceau à la main, Juliette, 18 ans, colle des affiches avec, dessus, les prénoms des 82 féminicides depuis le début de l'année. "C'est pour se remémorer qu'elles ont existé et on va se battre pour que la place ne soit pas recouverte entièrement au fil des années...", glisse cette jeune rennaise. Parmi les sujets évoqués lors des prises de parole, retransmises en ligne : les violences subies par les personnes en situation de handicap ou exilées, la situation des femmes kurdes mais également l'islamophobie.

Juliette, 18 ans, colle des affiches avec les prénoms des 82 victimes de féminicides depuis le début de l'année.
Juliette, 18 ans, colle des affiches avec les prénoms des 82 victimes de féminicides depuis le début de l'année. © Radio France - Maxime Glorieux

Klervie, 15 ans est venue avec trois amies. Elle tient une pancarte. "Pour les douleurs et le sang, on a déjà nos règles", peut-on y lire, en référence aux agressions de personnes LGBT. "Savoir que, tous les jours, des personnes se font agresser, taper, parce qu'elles aiment d'autres personnes, ça me dégoûte, c'est irrespectueux et stupide !", s'énerve-t-elle. 

Au micro, on appelle à respecter la distanciation physique, parfois compliquée alors que de plus en plus de manifestants arrivent sur l'esplanade. Certains sont très jeunes, comme les enfants de 7 et 11 ans d'Axel. Pour ce papa, il est important de pouvoir se rassembler. "Malheureusement, ils seront amenés plus tard à vivre des injustices...C'était important de partager ça avec eux, surtout dans des moments où l'on est tous présents pour cette cause". 

Klervie, 15 ans, dénonce les agressions commises sur des personnes LGBT.
Klervie, 15 ans, dénonce les agressions commises sur des personnes LGBT. © Radio France - Maxime Glorieux

Au début de son mandat, Emmanuel Macron, avait annoncé que ce serait la grande cause du quinquennat... mais il y a encore beaucoup à faire !

Fanny, du collectif Nous Toutes 35, espère un geste de l'exécutif pour limiter les violences conjugales et intra-familiales à l'avenir. "On a quand même encore le souvenir qu'au début de son mandat, Emmanuel Macron annonçait que la lutte contre les violences sexistes et sexuelles était la grande cause du quinquennat. Il y a quelques mois, un ministre soupçonné de viol a été nommé au ministère de l'Intérieur et, par ailleurs, on ne voit toujours pas d’augmentation des moyens pour les associations et structures qui viennent en aide aux victimes, comme le 39 19 qui est menacé d'être privatisé." L'année dernière, 5000 personnes avaient répondu à l'appel du collectif lors d'un rassemblement à Rennes. "Même si on a pu voir un regain du mouvement féministe, il y a encore beaucoup, beaucoup à faire", glisse Fanny.

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