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EN IMAGES - Le 147e pèlerinage national de Lourdes s'est fait masqué

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Par , France Bleu Béarn Bigorre, France Bleu

Les célébrations de l'Assomption ont rassemblé moins de fidèles que d'habitude, ce samedi 15 août à Lourdes, en raison du coronavirus. Si 15 000 à 20 000 personnes étaient attendues, la jauge était limitée à 5 000 pour la messe de ce samedi matin.

Quelques uns des 5 000 fidèles se recueillent pendant la cérémonie, ce samedi matin.
Quelques uns des 5 000 fidèles se recueillent pendant la cérémonie, ce samedi matin. © Radio France - Thomas Coignac

Près de 5 000 pèlerins ont pris place dans la basilique Saint-Pie X, ce samedi matin pour la messe de 10 heures. La gigantesque église souterraine, vaste comme deux terrains de football, peut en contenir cinq fois plus. Et comme la jauge de 5 000 a rapidement été atteinte, les organisateurs ont fermé l'accès de la basilique souterraine, invitant les pèlerins à la suivre sur des écrans à l'extérieur, sur l'esplanade du Rosaire. Bref, le 147e pèlerinage national n'a ressemblé à aucun autre. 

Il fallait donc arriver tôt, comme la Parisienne Monique, venue deux heures en avance avec son mari et ses quatre enfants pour être sûre de rentrer, mais qui a trouvé "qu'il y avait un peu trop de monde serré. Tout le monde voulait s'asseoir, ça se comprend". 

Sur les bancs, on n'a pas toujours respecté les mesures de distanciation.
Sur les bancs, on n'a pas toujours respecté les mesures de distanciation. © Radio France - Thomas Coignac

Pour la première fois, c'est le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Vatican, sorte de premier ministre du Pape François, qui a présidé la messe de l'Assomption, délivrant un message d'"espérance" pour un "monde qui connaît l'obscurité, la peur". "L'environnement est différent, mais la ferveur est toujours la même", juge Danielle, Lourdaise, présente tous les ans.

C'est le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Vatican, sorte de premier ministre du Pape François, qui a présidé la messe.
C'est le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Vatican, sorte de premier ministre du Pape François, qui a présidé la messe. © Radio France - Thomas Coignac

Photos par Whatsapp pour les absents

Au premier rang, quelques dizaines de malades, certains en fauteuil roulant, prient. Précautions sanitaires obligent, les cortèges de malades en quête de guérison miraculeuse étaient absents de Lourdes cette année. "On a pensé à tous ceux qui n'étaient pas présents, mais avec qui on est en communion par les pensées et la prière", raconte Christine, Nantaise, qui fait le pèlerinage depuis 22 ans, en passant (en plus de la prière et des pensées) quelques appels et en envoyant des vidéos par Whatsapp aux autres fidèles de sa paroisse. "Il y a eu pas mal de défunts dans notre communauté. On pense à eux", se recueille Pierre, venu d'Alsace. 

Ces trois pélerins venus d'Alsace ont pensé très fort aux membres de leur communauté décédés du coronavirus.
Ces trois pélerins venus d'Alsace ont pensé très fort aux membres de leur communauté décédés du coronavirus. © Radio France - Thomas Coignac

Le coronavirus est présent dans tous les esprits, comme celui d'Isabelle, du Bassin d'Arcachon, venue pour la première fois, pendant ses vacances randonnée à Barèges. "Je me posais la question de venir, à cause du coronavirus. Mais je ne regrette pas du tout. Ça fait du bien de voir cette réunion fraternelle face à ce qu'on vit en ce moment". 

"Ça fait du bien de voir cette réunion fraternelle face à ce qu'on vit en ce moment".
"Ça fait du bien de voir cette réunion fraternelle face à ce qu'on vit en ce moment". © Radio France - Thomas Coignac
Les hospitaliers ont passé leur temps à rappeler les règles de distanciation.
Les hospitaliers ont passé leur temps à rappeler les règles de distanciation. © Radio France - Thomas Coignac

Il y a une confiance absolue, parce que la Vierge est ici. Donc on n'a pas peur

A l'intérieur du sanctuaire, le masque était obligatoire, une règle respectée par les 10 à 15 000 pèlerins attendus par jour. Parmi eux, ceux du pèlerinage national (réduit de 5 000 à 500 personnes cette année), reconnaissables à leur veste bleue. C'est le cas de Michel, qui vient de Montauban tous les ans "depuis près de 50 ans". Il a trouvé cette cérémonie "plus intime, plus recueillie. Il y a moins de bruits, moins de gesticulations. Mais l'année prochaine, il y aura beaucoup beaucoup de monde". Avant d'aller déjeuner en ville, où le masque est aussi obligatoire, il se dit "pas inquiet du tout", par la maladie. "Il y a une confiance absolue, parce que la Vierge est ici. Donc on n'a pas peur".

Le parvis de la basilique de Notre-Dame-du-Rosaire beaucoup moins rempli qu'à l'habitude.
Le parvis de la basilique de Notre-Dame-du-Rosaire beaucoup moins rempli qu'à l'habitude. © Radio France - Thomas Coignac

A la sortie de la messe, toutefois, certains en ont voulu à l'épidémie de Covid-19. Comme Claudine Gonzalez, gérante du Soubirous Magasin, qui juge avoir perdu "80% de sa clientèle, par rapport à d'habitude". Les bidons d'eau bénite et les chapelets ont du mal à partir, et la gérante craint l'avenir. "L'année prochaine est encore en point d’interrogation. Et ce 15 août n'est pas là pour nous rassurer". 

Pas beaucoup de monde non plus dans les magasins de souvenirs.
Pas beaucoup de monde non plus dans les magasins de souvenirs. © Radio France - Thomas Coignac

Un peu plus loin, la Grotte où, selon la tradition catholique, la Vierge Marie est apparue à Bernadette Soubirous en 1858, est fermée au public, pour éviter des contaminations, car les pèlerins ont l'habitude de poser la main sur les parois, embrasser la pierre. Ce qui pose quelques problèmes à Nicole, qui se demande si ses prières ont été entendues. "Je suis vraiment déçue, on n'a pas l'accès pour donner nos intentions de prières. Il y a toujours une boîte pour les déposer. Je m'en vais acheter des cierges pour les mettre à brûler. J'espère que ça va marcher". A priori, le sanctuaire juge que oui. Il a même organisé des prières virtuelles cette année, avec un e-pèlerinage, Lourdes United

Distanciation sociale devant l'entrée de la grotte, qui est restée fermée.
Distanciation sociale devant l'entrée de la grotte, qui est restée fermée. © Radio France - Thomas Coignac
A l'entrée du sanctuaire, des panneaux indiquent lorsque la jauge maximale est atteinte.
A l'entrée du sanctuaire, des panneaux indiquent lorsque la jauge maximale est atteinte. © Radio France - Thomas Coignac
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