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Société

EN IMAGES - Le sous-marin Le Suffren, fierté cherbourgeoise

A l'occasion du lancement du sous-marin nucléaire d'attaque de nouvelle génération Le Suffren ce vendredi à Cherbourg, France Bleu Cotentin a rencontré trois acteurs de la construction de ce submersible. Trois "bâtisseurs" qui ne sont pas peu fiers de leur création.

Pour Serge, 62 ans, Le Suffren marque "l'aboutissement" de sa carrière.
Pour Serge, 62 ans, Le Suffren marque "l'aboutissement" de sa carrière. © Radio France - Pierre Coquelin

Cherbourg, France

Le lancement du sous-marin d'attaque nucléaire Le Suffren est un événement ce vendredi 12 juillet 2019 à Cherbourg. Non seulement parce que le président de la République Emmanuel Macron fait le déplacement dans la Manche pour baptiser l'engin mais aussi parce qu'un bateau qui prend le large, pour les salariés de Naval Group (ex-DCNS), c'est le fruit d'un travail collectif qui dure depuis plusieurs années et forcément, c'est émouvant.

Serge a repoussé sa retraite pour terminer Le Suffren !

"C'est celui qui m'a apporté le plus d'émotion". Serge Picot, 62 ans, a été le responsable du transfert du Suffren sur son dispositif de mise à l'eau, une sorte de grand ascenseur en béton. Une opération qui a nécessité 50 jours de préparation. Ce sous-marin, c'est le cinquième qu'il façonne. "Il y a deux ans, on m'a demandé si je voulais rester pour mener à bien la sortie du Suffren et apporter mon expérience", explique ce natif de Valognes. Une "aventure humaine, collective" qui le rend "fier". "Ce sera le deuxième président que je verrai. De Gaulle, j'étais un peu petit, mais je l'ai aperçu dans sa DS à Tourlaville en 1967. Nicolas Sarkozy en 2008, pour le lancement du Terrible (navire dont il était chef de chantier). Et donc Emmanuel Macron. C'est un honneur de recevoir le chef de l'Etat", précise celui qui est entré chez les "arpètes" en 1973. 

Un puzzle grandeur nature pour Florian 

700.000 équipements, 20 km de tuyauterie, 160 km de câbles... à faire tenir dans 99 mètres de long ! Voilà l'objectif qui était fixé à Florian Gobé, 30 ans. Son rôle : emménageur. Ses outils : une tablette, un ordinateur et des lunettes 3D. Et avant même le lancement du bateau, il a déjà eu le privilège de vivre ds centaines d'heure à l'intérieur... numériquement. "ça permet de se projeter assez rapidement au coeur du navire", explique cet ancien étudiant brestois. Son souci principal : l'aménagement du sous-marin, pour permettre aux 63 membres de l'équipage de vivre dans un espace le plus fonctionnel possible. ça passe notamment par des chambres, qui vont de un (pour le commandant) à six lits. Il est à Cherbourg depuis le début du programme Barracuda. "Ce moment, c'est une fierté, une aventure humaine récompensée", ajoute le jeune homme. 

Florian est emménageur : il a agencé l'intérieur du Suffren, premier sous-marin entièrement conçu avec des outils numériques - Radio France
Florian est emménageur : il a agencé l'intérieur du Suffren, premier sous-marin entièrement conçu avec des outils numériques © Radio France - Pierre Coquelin

Les sous-marins, un ADN familial selon David

"Je suis un pur produit arsenal de Cherbourg". Les sous-marins, on a ça dans le sens dans la famille de David Larose, 51 ans, chez Naval group depuis 1984. Son arrière-grand-père était forgeron, son grand-père "prof aux arpètes", son père a travaillé sur des coques de submersibles. Et David a été l'un des bâtisseurs de ce Suffren. Mais pas que : il a aussi travaillé sur des modèles de sous-marins pour la Malaisie, le Brésil, le Chili... Cet expert formatage est un spécialiste de la tôle. "On travaille avec un aspect spécifique, avec des grosses presses et des rouleurs", explique le Cherbourgeois. Sa marge d'erreur : un millimètre ! "Je suis allé faire le tour du navire l'autre jour. C'est un produit fantastique. Un bel ouvrage de chaudronnerie", commente-t-il, l'émotion dans la voix. Samedi 13 juillet, il va emmener des proches pour la journée des familles. "Y aura papa, et j'espère qu'il sera surpris", rigole David.