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EN IMAGES - Rennes : malgré l'interdiction, 400 manifestants contre le projet d'extension de la Piverdière

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Par , France Bleu Armorique

Plus de 400 opposants au projet d'extension du centre d'entraînement du Stade Rennais ont défilé du centre-ville de Rennes (Ille-et-Vilaine) à la Prévalaye ce samedi 10 avril. La préfecture avait pourtant interdit la marche et le rassemblement qui a suivi.

Les manifestants sont partis du centre-ville pour rejoindre la Prévalaye.
Les manifestants sont partis du centre-ville pour rejoindre la Prévalaye. © Radio France - Benjamin Fontaine

Ils ont bravé l'interdit. Ce samedi 10 avril, plus de 400 opposants à l'extension du centre d'entraînement du Stade Rennais à la Prévalaye ont traversé le centre-ville de Rennes pour relier les clairières. Quelques heures plus tôt, le préfet d'Ille-et-Vilaine avait pourtant interdit tout rassemblement sur le site et indiqué aux manifestants qu'ils ne pouvaient pas décaler l'horaire de leur marche vers la Prévalaye. Cette décision n'a pas freiné les plus motivés.

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Le cortège s'est donc élancé vers 13h15 du mail François Mitterrand. Quelques manifestants tenaient une fourche en carton ou en bois en main. Des banderoles "Face aux assécheurs, irriguer les luttes", "Défendre la Prévalaye, sauver les terres agricoles", ou encore "Face au foot business, foot populaire" ont ouvert le cortège.

Arrivés vers 14h15 au niveau du stade d'entraînement de la Piverdière, les manifestants ont ensuite fait face à un cordon de forces de l'ordre. Ils ont choisi de stopper leur progression et de s'installer sur un terrain inoccupé pour y faire des plantations de légumes et organiser des prises de parole, le tout au son de la musique. Une buvette a été dressée sur place.

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"Nous avons le sentiment qu'il y a une manipulation. On se sert de l'état d'urgence sanitaire pour nous empêcher de mener notre combat. L'ambiance est festive ici, il n'y a pas de risque de débordement," se désole Sofia, une militante. 

"Je pense qu'il n'était pas incompatible de préserver la nature en continuant de faire des constructions. C'est peut-être plus cher, plus long, mais ça me semble réalisable," explique une habitante du quartier de la Poterie. "On est en 2021 et il faut tout simplement arrêter l'artificialisation des terres. La situation est beaucoup trop grave aujourd'hui. Il faut expliquer à ces gens que ce qu'ils font est une erreur pour la nature," confie Jean, un maraîcher de 24 ans, venu de Normandie.

Les manifestants ont planté légumes et plantes aromatiques dans le champ qui doit être transformé en parking.
Les manifestants ont planté légumes et plantes aromatiques dans le champ qui doit être transformé en parking. © Radio France - Benjamin Fontaine

Le 2 février dernier, le Stade Rennais a présenté son projet d'extension de la Piverdière. Un projet revu à la baisse.  Les trois options présentaient une extension d'environ 3,5 hectares. Loin des 25 hectares possibles, réduisant le projet à "deux nouveaux terrains contre cinq prévus dans l’expression de besoin initiale", expliquait alors le club.

"Les parcelles sont des parcelles fertiles où des porteurs de projets agricoles ont voulu s'installer pour mener des projets de qualité car elles ont été gelées pour servir le projet. Pourquoi ne pas s'agrandir vers des terres déjà artificielles ?" s'interroge Alfael, membre d'Extinction Rebellion. "On s'inquiète aussi du fait que de nouveaux terrains pourraient être construits dans le futur pour satisfaire les projets du Stade Rennais. Il faut mettre un stop maintenant pour ne pas avoir de nouvelle extension dans trois ans."

Les manifestants ont été privés de leur week-end festif mais promettent de revenir dans les prochaines semaines lorsque les conditions sanitaires le permettront.

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