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Société

En Indre-et-Loire, boulangers et restaurateurs multiplient les solutions pour ne pas gâcher

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Par , France Bleu Touraine

Qu'ils soient boulangers ou restaurateurs, les professionnels tourangeaux multiplient les initiatives pour limiter le gaspillage. On estime que chaque Français jette en moyenne 20 kilos de nourriture par an.

Chaque Français jette en moyenne 20 kilos de nourriture par an
Chaque Français jette en moyenne 20 kilos de nourriture par an © Maxppp - Laurent Theillet / Maxppp

Indre-et-Loire, France

Les chiffres du gaspillage alimentaire donnent le tournis. Chaque Français jette en moyenne 20 kilos de nourriture par an, dont 7 kilos d'aliments non consommés encore emballés ! En France, le coût de ce gaspillage alimentaire est estimé entre 100 et 160 euros par an et par personne. Les différents plans de lutte se succèdent en la matière (Emmanuel Macron en a encore annoncé un le 7 mai dernier, il devrait viser "les écoles, les restaurateurs et les distributeurs"), les initiatives se multiplient aussi, mais ça reste parfois compliqué pour des professionnels de ne pas gâcher. 

"Ce sont les poubelles qui mangent les pizzas" - David Watel, le gérant d'une pizzeria à Tours

Dans cette boulangerie de Fondettes, il arrive parfois que la responsable se retrouve avec une vingtaine de baguettes sur les bras tous les soirs. Il y a quelques semaines déjà, Cindy Chichery a donc lancé un appel sur les réseaux sociaux pour savoir à qui s'adresser. En attendant une réponse, elle se débrouille comme elle peut pour ne pas gâcher. "Je n'hésite pas à faire du moins 50%. Quand il me reste beaucoup de baguettes, quand les clients m'en achètent une, j'en offre une". Même problème chez ce livreur de pizzas situé à Tours. Il y a encore quelques mois, le gérant David Watel pouvait jeter jusqu'à 6 pizzas par jour. "C'est de la marge en moins. Et puis ce sont les poubelles qui mangent les pizzas, donc c'est pas terrible". 

Les nouvelles technologies au service de la lutte contre le gaspillage

Depuis le début de l'année en revanche, et son inscription sur l'application Too Good to Go, David Watel n'a quasiment plus rien jeté. Chaque soir, il y propose différents paniers d'un montant de 17 euros, bradé à moins de 5 euros. "J'affine le nombre de paniers en fonction des pertes que j'ai sur mon four. J'en ai toujours 3 au minimum et je peux en avoir plus dans le cas où une soirée se passe plus mal". 

Une solution complémentaire de celle apportée par les associations, comme la Banque alimentaire de Touraine. Pour l'instant, celle-ci a bien du mal à prendre en charge les produits frais. "La semaine dernière par exemple, j'ai reçu 750 kilos de fraises" détaille Dominique Cochard, le président de l'association. "Il y a une partie qui va aller à la poubelle car je vais pas réussir à les distribuer en temps et en heure. Si j'avais l'atelier de transformation, je les transforme en confiture, et terminé ! Ca augmente la durée de vie". Un atelier de transformation qui n'est qu'à l'état de projet. Son coût est estimé entre 300 000 et 400 000 euros.

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