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En Indre-et-Loire, près d'un pompier sur cinq est une femme, 45 ans après le décret autorisant la mixité

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Par , France Bleu Touraine

Il y a 45 ans, fin octobre 1976, les femmes obtenaient le droit de devenir sapeur-pompiers. Aujourd'hui, en Indre-et-Loire, elles représentent environ 20% des effectifs mais elles ne sont que 22 à être pompiers professionnelles.

Une partie de l'effectif féminin du centre de secours de Monthodon au nord de l'Indre-et-Loire
Une partie de l'effectif féminin du centre de secours de Monthodon au nord de l'Indre-et-Loire - ©SDIS 37

En Touraine, il y a 2.431 pompiers professionnels ou volontaires, dont 462 femmes. Dans notre département, les femmes représentent 6,4% des pompiers professionnels et 21,05% des volontaires. C'est mieux qu'au niveau national.

Annette Henry a 48 ans. Pompier volontaire depuis une trentaine d'années au centre de secours de Monthodon, dans le nord de l'Indre-et-Loire, elle se souvient que son recrutement dans ce centre où il n'y avait alors que des hommes n'avait pas été si évident que ça : "Je me souviens que j'avais dû présenter deux fois ma demande pour entrer. Visiblement, ils avaient un peu de mal à accepter l'arrivée d'une femme, mais ensuite, ça c'est bien passé".

Preuve que les temps ont bien changés : depuis deux ans, une femme de 34 ans dirige ce centre de secours dont l'effectif est maintenant presque paritaire, avec neuf hommes et sept femmes. "C'est vrai que lorsque j'ai commencé chez les pompiers volontaires, il y a 17 ans, les femmes devaient  faire leurs preuves" se rappelle Déborah Rossin. "Je pense que c'était aussi une pression qu'on se mettait, nous, en tant que femme, pour montrer qu'on avait notre place au sein d'un corps de sapeurs pompiers beaucoup plus masculin que féminin, à l'époque". 

Est-ce qu'on était capable physiquement d'être à la hauteur ? C'est vrai que ces notions-là ont été relevées par certains au début, ça l'est beaucoup moins aujourd'hui - Déborah Rossin, chef du centre de secours de Monthodon

Les femmes pompiers interrogées par France Bleu Touraine disent toutes que l'intégration dans ce milieu majoritairement masculin ne pose plus de problème. Alison Santos est volontaire à Luynes, dans un centre où il y a une quarantaine d'hommes et quatre fois moins de femmes. "Il y a vraiment un esprit d'équipe et de cohésion entre nous", affirme Alison, qui rit quand on lui demande si les machos n'existent pas chez les pompiers. "Je pense que c'est plus pour blaguer, mais franchement, il y a vraiment un respect qui est installé". 

Il faut dire que la mixité a des avantages, lors des interventions : les hommes sont peut-être plus forts, physiquement, mais certaines victimes, notamment les enfants, sont plus facilement rassurées par une femme. "Au niveau de la communication, c'est souvent plus facile pour certaines personnes quand il y a une femme présente sur une intervention" souligne Déborah Rossin, qui conclut : "je pense que les femmes sont un atout".

22 femmes sapeurs-pompiers professionnelles et 440 volontaires

Comme leurs collègues masculins, les femmes membres du Service d'Incendie et de Secours d'Indre-et-Loire sont très majoritairement des pompiers volontaires. Des femmes sapeurs-pompiers professionnelles, il n'y en a que 22 en Indre-et-Loire, parmi lesquelles Clémence Champion, marié et maman de deux jumelles de 6 ans qu'elle est susceptible de laisser à tout moment lorsqu'elle est d'astreinte. "C'est une sacrée organisation, mais quand on a un cercle familial et amical qui nous encourage, qui est partie prenante dans notre engagement, il n'y a vraiment pas de souci. Et puis mon mari est pompier aussi, donc il comprend bien la problématique (rires)".

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