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Société

En Lorraine : du retard dans l’agnelage des brebis à cause du loup

mercredi 31 janvier 2018 à 18:46 Par Mohand Chibani, France Bleu Sud Lorraine

Selon les éleveurs, certaines bêtes seraient stressées car elles sentent la présence du loup. Etat de stress qui provoque au mieux du retard dans l’agnelage sinon des avortements.

Les brebis sentent la présence du loup
Les brebis sentent la présence du loup © Radio France - mohand Chibani

Colombey-les-Belles, France

C'est aussi l'une des conséquences de la présence du loup dans notre région, selon les éleveurs,  les brebis sentent la présence du prédateur qui rode et seraient donc dans un état de stress très élevé et cet état n'est pas sans conséquence lorsqu’elle sont en période de gestation. Au mieux, les bêtes sont en retard pour mettre bas, au pire, les éleveurs sont obligés de les avorter quand la grossesse se ne se passe pas très bien.

De nombreux éleveurs, notamment dans le secteur du saintois, près de Colombey les Belles, en Meurthe et Moselle le constatent et réclament une meilleure indemnisation. 

Une bête attaquée est marquée pour toujours

Philippe Gellenoncourt élève près de 1200 brebis à Colombey les Belles, cela fait plus d’un an qu’il n'a pas subi d'attaque du loup, mais son exploitation est située en lisière de forêt et le prédateur rode dans les parages.

Philippe Gellenoncourt élève près de 1200 brebis à Colombey-les-Belles - Radio France
Philippe Gellenoncourt élève près de 1200 brebis à Colombey-les-Belles © Radio France - Mohand Chibani

« Les brebis, lorsqu’elles ont déjà été attaquées, sont marquées pour toujours. Elles se montrent très craintives dès qu’elles sentent une présence autour de la bergerie. Elles ont les oreilles dressées, et elles restent très difficiles à approcher. _Cela pose des problèmes pour l’agnelage mais aussi pour la reproduction_.  Lorsqu’elles sont trop stressées, elles refusent de s’accoupler avec le bélier. Et cela donne des bêtes qui mettent bas plus tard que prévu »

La rentabilité des élevages passe toujours par un bon taux de natalité, c’est d’autant plus important pour les éleveurs lorrains que les agneaux doivent être prêts pour Pâques.

Mais le loup ne serait pas le seul responsable du stress des bêtes. Selon certains spécialistes, la sécheresse de l'été dernier aurait également une part de responsabilité.