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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

En Moselle, les gilets jaunes pas convaincus par les "mesurettes" d'Edouard Philippe

mardi 4 décembre 2018 à 18:13 Par Magali Fichter, France Bleu Lorraine Nord

Moratoire sur la hausse de la taxe carbone, gel des tarifs du gaz et de l'électrcité, suspension du durcissement du contrôle technique : les mesures annoncées par le Premier ministre arrivent "trop tard", expliquent ces gilets jaunes mosellans.

Une partie des gilets jaunes du rond-point de la ZAC d'Augny
Une partie des gilets jaunes du rond-point de la ZAC d'Augny © Radio France - Magali Fichter

Augny, France

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé, ce mardi, une série de mesures pour calmer la colère des gilets jaunes. Parmi elles, un moratoire de six mois sur la hausse de la taxe carbone, sur l'essence, le diesel et le fioul, le gel des tarifs du gaz et de l'électricité jusqu'au 31 mars, ou encore la suspension du durcissement du contrôle technique. Mais à peine annoncées, ces mesures sont déjà vivement critiquées par l'opposition et par les gilets jaunes eux-mêmes.

Les annonces d'Edouard Philippe ? "Trop tard."

A la ZAC d'Augny, près de Metz, ils étaient une trentaine de Gilets jaunes, ce mardi, au 18e jour du mouvement. Ils se relaient sur le même rond-point depuis maintenant plus de deux semaines, et les annonces d'Edouard Philippe n'y changent rien. "Macron, regarde bien ta Rolex, c'est l'heure de la révolte", peut-on lire sur un panneau. Ici, tout le monde a les mêmes mots sur les lèvres : "Trop tard" ou bien "Ce sont des mesurettes". Car les taxes sur le carburant, les tarifs de l'énergie, confie l'un d'entre eux, "ce n'était que la goutte d'essence qui a fait déborder le vase".

Les slogans sur les panneaux du rond-point d'Augny - Radio France
Les slogans sur les panneaux du rond-point d'Augny © Radio France - Magali Fichter

Désormais, les revendications sont bien plus larges, à tel point qu'on a du mal à s'y retrouver  : elles vont des retraites au SMIC en passant par l'amélioration des conditions de vie pour les personnes âgées, ou encore l'inscription du référendum d'initiative populaire dans la Constitution. "Tout doucement, explique Benjamin, les gilets jaunes sont en train de se fédérer autour d'une idée : une volonté de refonder totalement le système politique, le fonctionnement de notre "pseudo-démocratie". On veut reprendre les rênes et replacer le citoyen au cœur de la vie politique du pays".

Il nous prend pour des chiens à qui on balance un nonoss en espérant que ça nous calme !" - Anne-Marie, une gilet jaune.

Anne Marie se réchauffe près du feu de palette. Elle ne voit que du mépris dans les annonces du premier ministre : "Il nous prend pour des chiens à qui on balance un nonoss en espérant que ça nous calme !" Et maintenant ? "Où on va, on n'en sait rien, mais pour l'instant on est là et on restera le temps qu'il faudra," martèle Anne-Marie. Pour Benjamin, "le mouvement est en train de se structurer. Le gouvernement aura des interlocuteurs des gilets jaunes, quand nous, nous serons prêts. Il y a du vent qui commence à souffler."