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Société

En pleine crise des urgences, les recrutements restent difficiles au CHU de Bordeaux

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Par , France Bleu Gironde

L’ensemble du personnel du bloc des urgences adultes du CHU Pellegrin, est entré en grève illimitée ce lundi. Ils dénoncent notamment les difficultés de recrutement dans plusieurs services. Un manque d'attractivité dû à la pénibilité du travail selon plusieurs personnels.

Le CHU de Bordeaux
Le CHU de Bordeaux © Radio France

Bordeaux, France

Il y a des vagues de départs au CHU de Bordeaux. Selon le syndicat Sud Santé Sociaux, une quinzaine de médecins urgentistes ont quitté le CHU ces derniers mois. L'ensemble du personnel du bloc des urgences adultes à Pellegrin est entré en grève illimité depuis ce lundi. Ils dénoncent leurs conditions de travail mais aussi les problèmes de recrutement. 

D'après le syndicat, la pénurie de personnel se ressent sur l'ensemble des services : il manquerait une trentaine de médecins urgentistes sur l'ensemble du CHU mais aussi 9 infirmiers environ au service bloc ambulatoire. 

Problèmes de formation et pénibilité

Guillaume Valdenaire, 42 ans, est médecin urgentiste, ancien chef de service au CHU Pellegrin. Il a choisi de démissionner notamment à cause des conditions de travail. "Cela empêche de se projeter sur une carrière longue aux urgences, témoigne-t-il. Moi je ne me vois rien faire d'autre que de la médecine d'urgence, et pourtant continuer à faire deux nuits par semaine, ou travailler un week-end sur deux voire plus, je ne peux plus le faire." 

Ce représentant du syndicat AMUF en Aquitaine _(_Association des Médecins Urgentiste de France) pointe du doigt un manque d'attractivité global. "On a un nombre d'urgentistes formés qui ne répond pas à la demande mais aussi des capacités de formation limitées".

Guillaume Valdenaire, médecin urgentiste démissionnaire au CHU de Bordeaux. - Radio France
Guillaume Valdenaire, médecin urgentiste démissionnaire au CHU de Bordeaux. © Radio France - Mélanie Juvé

De jeunes infirmiers démotivés 

Aux urgences de Saint-André, même son de cloche. Les problèmes de recrutement concernent aussi les aides-soignantes et les infirmièrs.es. L'année dernière, une dizaine d'infirmiers ont quitté le service après un mouvement de grève. "Depuis ces dernières années, le turn over s'est intensifié, explique Nancy Tardres, 44 ans, infirmière et membre du collectif Inter-Urgences. Sur ces derniers départs, les postes n'ont pas été remplacés par des titulaires mais des contractuels, avec des temps partiels imposés. Mais maintenant même les contractuels refusent de rester ! Cet été on a eu 4 départs, de jeunes infirmiers hyper motivés quand ils sont arrivés, et puis qui se sont dit qu'ils ne s'imposeraient pas des conditions de travail pareilles, et sont allés voir ailleurs. C'est ça la nouveauté." 

Pour le médecin urgentiste Guillaume Valdenaire, c'est le système hospitalier dans son ensemble qui est en crise : "Les gens responsables de nos structures sont conscients de notre situation. Mais ont est un peu limités. Il faut réenclencher cette spirale positive qui fait que les gens vont avoir envie de rester, en tenant compte de la problématique de base qui est la pénibilité."

Les départs de médecins urgentistes devraient être partiellement compensés par de nouvelles arrivées au pôle urgences du CHU, mais début novembre, une dizaine de postes en équivalent temps plein resteront vacants selon le professionnel.

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