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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

"Encore plus déterminé et enragé" Jérémy, gilet jaune ardéchois, après les annonces du Premier ministre

mardi 4 décembre 2018 à 20:31 Par Nathalie De Keyzer et Nathalie Rodrigues, France Bleu Drôme Ardèche

Ça ne suffit pas ! Les gilets jaunes du rond-point de Davézieux en Ardèche ne sont pas satisfaits des annonces du Premier Ministre pour tenter d'apaiser la colère des manifestants. Il ne veulent pas cesser le mouvement. Bien au contraire.

Le chamboule-tout des gilets jaunes de Davézieux
Le chamboule-tout des gilets jaunes de Davézieux © Radio France - Nathalie Rodrigues

Annonay, France

C'est trop peu et trop tard disent les gilets jaunes ardéchois. Ils sont encore une bonne cinquantaine au 18e jour du mouvement, au rond point de Davézieux, près d'Annonay, la ville d'Olivier Dussopt, Secrétaire d'État à la fonction publique. Après les propos d'Édouard Philippe, Jérémy, 31 ans, au chômage, dit même : "je suis un chien enragé là, parce qu'il nous prend pour des truffes."

Réactions de gilets jaunes à Davézieux en Ardèche

Le débat ce n'est plus le carburant

Philippe,  un retraité, commente plus posément : "la petite différence, c'est qu'il y a deux jours, c'était droit dans mes bottes, on ne change rien, on a été élu pour ça ; aujourd'hui, ça marque une sorte de recul, mais déjà, ils ont 15 jours de retard. S'ils voulaient éteindre le feu, il fallait le faire tout de suite". Le débat n'est plus là, les revendications sont bien plus larges aujourd'hui : avoir du travail, et en vivre. 

Didier, 58 ans, fonctionnaire à la mairie d'Annonay : "il leur faut des réunions pour comprendre?"

Un des manifestants s'agace : "il ne se passe rien, les gens ils n'ont toujours rien dans leurs poches. Ils le savent très bien là haut. A chaque fois, ils nous parlent une heure pour rien nous dire." 

Et la confiance n'est plus là. Ces gilets jaunes ardéchois ont le sentiment qu'après la suspension de 6 mois pour les taxes ou les hausses de prix ( comme le gaz ou l’électricité), le gouvernement va rétablir sa politique de fermeté.  

Pierre, retraité, ancien salarié de GPV, 100 euros en mois sur sa retraite chaque mois avec la CSG

Chamboule-tout avec la tête des ministres

La confiance est complètement rompue : ces retraités, chômeurs, aide-à-domicile, personnes en invalidité ou salariés au SMIC se sentent méprisés par le gouvernement. Ils seront là samedi, ils l'assurent, sur le rond point de Davézieux où le décor qu'ils ont planté est très révélateur. 

ll y a un chamboule-tout très spécial : des boîtes de conserves empilées avec dessus les têtes des ministres. Mais le Président de la République,n'est pas en haut de la pile. Non, le Président de la République est représenté par un cercueil sur le rond point et les "Macron démission" se font encore beaucoup entendre.

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