Société

Enterrement d'Abdel-Malik Petitjean : la Ligue des droits de l'homme appelle à ne pas "ajouter la haine à la haine"

Par Adeline Tavet, France Bleu Bourgogne mardi 9 août 2016 à 19:21

Geroges Berlier
Geroges Berlier © Radio France - Philippe Renaud

Le président de la section dijonnaise de la Ligue des droits de l'homme estime que le refus de deux maires d'inhumer la dépouille d'Abdel-Malik Petitjean n'est pas défendable.

Où la dépouille d'Abdel-Malik Petitjean va-t-elle être inhumée ? Les maires de Saint-Dié-des-Vosges et de Montluçon font savoir qu'ils refusent d'enterrer le corps de l'un des tueurs du père Jacques Hamel. Une position indéfendable, d'après Georges Berlier. Le président de la section dijonnaise de la Ligue des droits de l'homme appelle au contraire à ne pas ajouter la haine à la haine.

Distinguer la personne humaine de ce qu'elle a fait

"Les craintes des maires sont légitimes, avance Georges Berlier. Que les tombes deviennent des lieux de recueillement pour les fanatiques, ou qu'elles servent de défouloir à des haines multiples... On peut comprendre ces peurs. Mais elles ne justifient en rien qu'on n'enterre pas une dépouille dignement". Le président de section de la LDH rappelle les principes de la Déclaration des droits de l'homme, d'après lesquels "les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits".

"Pourquoi, face à quelqu'un qui a montré de la haine, faudrait-il aussi développer de la haine ?, demande Georges Berlier. Comme s'il fallait encore se venger de quelqu'un qui était déjà mort...