Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Entre bonheur et frustration, les réactions au déconfinement en Limousin

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Limousin

Le retour à la vie normale va s'échelonner sur huit semaines, avec un déconfinement en quatre étapes annoncé par le Président de la République. Des perspectives réjouissantes pour les uns, frustrantes pour d'autres, voire inquiétantes. Tour d'horizon des principales réactions en Limousin.

L'une des étapes les plus attendues de ce déconfinement est la réouverture des terrasses de bars et restaurants, prévue le 19 mai.
L'une des étapes les plus attendues de ce déconfinement est la réouverture des terrasses de bars et restaurants, prévue le 19 mai. © Maxppp - Dylan Meiffret

Emmanuel Macron a dévoilé ce jeudi son plan de réouverture du pays, avec un déconfinement progressif en quatre étapes, du 3 mai au 30 juin. L'une des étapes les plus attendues, c'est la réouverture des terrasses des bars et restaurants, prévue le 19 mai. Une annonce que savoure particulièrement Jean-Luc Viginiat, le président de l'UMIH en Corrèze, l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie.

"La réouverture on l'attendait depuis tellement longtemps ! Dans trois semaines c'est très bien, pour qu'on puisse s'organiser, que les gens puissent produire, que les cartes se préparent." Ce restaurateur lance aussi un appel aux clients qui ont hâte de revenir, pour les accueillir dans les meilleures conditions. "On va être tenus par des jauges, des petites tables. Soyez raisonnables, réservez, pour venir espacés dans le temps jusqu'à ce que tout soit rouvert normalement."

Les lieux culturels vont reprendre vie, les commerces aussi

Les musées, théâtres, salles de spectacles et cinémas rouvriront aussi le 19 mai, avec des jauges réduites qui vont progressivement s'élargir. "On est content et soulagés de pouvoir retrouver nos collaborateurs et nos clients et de redonner de la vie à nos lieux" réagit Bruno Penin, directeur des cinémas Grand Ecran de Limoges. D'autant qu'il avait "l'impression d'être un peu punis depuis quelques temps, car il y avait beaucoup de choses qui fonctionnaient et pas nous." 

Du côté des commerces jugés "non essentiels", on salue également l'annonce de la reprise normale de l'activité, le 19 mai. D'ici là, il y a du boulot précise Arthur, gérant du Temple du jeu, car avec le click and collect "le magasin ressemble plus à un entrepôt, un espace de traitement de colis !" Il prévoit donc un grand ménage et un réagencement de sa boutique. Alexandre, qui gère plusieurs magasins à Limoges se réjouit également de reprendre les affaires. "La trésorerie fond comme la neige. Ça fait du bien d'avoir une date de réouverture pour anticiper les commandes. On a hâte de revoir les clients !"

Les discothèques toujours fermées

Cela dit, tout le monde ne voit pas encore la lumière au bout du tunnel, car si toutes les restrictions doivent globalement être levées le 30 juin, les discothèques ne rouvriront pas. Aucune date n'a été donnée pour ces établissements qui sont fermés depuis le début du premier confinement, en mars 2020. "On fait toujours partie d'un certain ostracisme qui dit qu'aller dans les discothèques, c'est la mort assurée" s'agace Pierre B, une des figures du monde de la nuit à Limoges. Patron de plusieurs boites de nuit, il a bien intégré que ces établissements seront les derniers à rouvrir, mais il ne comprend toujours pas pourquoi.

Des médecins très perplexes

Dans ce concert de réjouissances, certains s'inquiètent tout de même de voir un tel empressement à relâcher les restrictions. C'est le cas de Jean-Christophe Nogrette médecin généraliste à Feytiat et secrétaire général adjoint du syndicat MG France. _"_C'est évidemment un peu trop tôt je pense. On est sur des chiffres de mortalité et de nouveaux cas similaires à ce qu'on observait en février et un mois après on était confinés !" Il appelle donc tout le monde à rester très prudent, à respecter les gestes barrières et à éviter la foule.

Jean-Christophe Nogrette, médecin à Feytiat et secrétaire général adjoint du syndicat MG France s'interroge sur ce déconfinement

Choix de la station

À venir dansDanssecondess