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ENTRETIEN - Nicolas Guillou : "Il y a une vraie impatience de retourner dans les églises"

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Lundi 18 mai, le conseil d'Etat ordonnait au gouvernement d'annuler l'interdiction de rassemblement au sein des lieux de culte, ouvrant la voie à une réouverture prochaine des mosquées, églises ou synagogues. Le père Nicolas Guillou, curé à Rennes, se dit prêt à reprendre les messes.

Le curé de Notre-Dame de Saint-Melaine à Rennes Nicolas Guillou
Le curé de Notre-Dame de Saint-Melaine à Rennes Nicolas Guillou - DR

Les lieux de culte pourraient rouvrir prochainement. Si l'Aïd-El-Fitr, prévu ce week-end pour célébrer la fin du Ramadan chez les musulmans, ou l'Ascension chez les catholiques, ne pourront se tenir avec des fidèles dans les mosquées et les églises, le conseil d'Etat a ouvert la voie à une réouverture prochaine des lieux de culte lundi dernier. La plus haute juridiction administrative a ordonné au gouvernement de lever l'interdiction "générale et absolue" de réunion dans les lieux de culte, mise en place dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, en raison de son "caractère disproportionné". Le curé de Notre-Dame de Saint-Melaine à Rennes Nicolas Guillou était l'invité de France Bleu Armorique ce vendredi matin. 

France Bleu : Etes-vous prêt à reprendre les messes ?

Nicolas Guillou : On est prêts, on attend les nouvelles gouvernementales, je vois quand même que ça va plus vite pour les parcs d'attraction que pour les églises ! Mais nous sommes prêts, le gel hydroalcoolique est arrivé, nous avons organisé un dispositif pour accueillir les croyants dans nos églises et c'est vrai que l'on attend cela avec impatience.

Quel dispositif va être mis en place ?

NG : On attend les règles que le gouvernement va nous imposer, on espère que ce sera comme le dit le conseil d'Etat "des mesures strictes mais proportionnées". On devrait avoir 4m² par croyant, le dispositif dépendra de la taille des églises. On a serré les rangs, on accueillera chaque personne avec du gel hydroalcoolique, on va demander à ce que les masques soient portés... Après dans le dispositif lithurgique, il n'y a plus de gestes de paix, il n'y a plus d'eau dans les bénitiers. Pour communier, pour l'ostie on s'est entraînés lors de nos réunions de prêtres en visio pendant le confinement : le croyant pourra s'approcher du prêtre, accueillera l'ostie dans sa main et se mettra de côté pour glisser l'ostie sous son masque.

Cette réouverture des lieux de culte n'arrive-t-elle pas trop tôt, n'est-elle pas risquée ? Quand on voit que certains lieux culturels ou enceintes sportives ne peuvent pas rouvrir, ne craignez-vous pas que les lieux de culte soient pointés du doigt en cas de deuxième vague épidémique ?

NG : Les centres commerciaux ont rouvert, les parcs d'attraction ont rouvert... Soit le gouvernement laisse tout fermé, soit il dit que c'est possible ! Nous en tout cas on est loyaux, on nous a dit il y a quelques semaines de fermer à minuit un samedi alors qu'on était prêts à faire plusieurs célébrations dans le week-end à cent personnes par église. On n'a pas rouvert nos églises, donc à un moment donné, il n'y a pas de raison que les églises soient fermées alors que les centres commerciaux sont ouverts, ou que l'on puisse prendre des trains bondés. La balle est dans le camp des autorités. Nous évidemment qu'on est impatient parce que l'on pense que c'est possible, mais si le gouvernement nous dit que pour des raisons sanitaires c'est pas possible, on gardera les églises fermées. Mais il faut qu'il y ait une véritable justice dans l'ensemble du dispositif il me semble.

Pensez-vous pouvoir accueillir des fidèles dès le week-end prochain, le week-end de la Pentecôte ?

NG : J'espère qu'ils seront là ! En tout cas ils nous ont beaucoup suivi sur internet pendant nos célébrations lors du confinement. Nos rangs sont serrés, nos communautés sont serrées, vous savez il y a une vraie impatience de retrouver les églises. On ouvre le dimanche en ce moment pour des temps de prière personnels, on voit des gens qui n'étaient pas venus depuis deux mois à l'église et qui nous disent : "J'ai pleuré au moment de rentrer dans la salle tellement j'étais ému de retrouver mon église"! Donc je pense que les catholiques seront très heureux et très citoyens, raisonnés, pour reprendre les célébrations rapidement, dès que le gouvernement nous y autorisera.

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