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Environ 150 personnes manifestent à Auxerre au nom des libertés

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Par , France Bleu Auxerre

Environ 150 personnes se sont réunies ce samedi en début d'après-midi à Auxerre pour manifester contre les restrictions et les atteintes aux libertés.Qu'il soit gilet jaune, syndicaliste, militant associatif ou journaliste chacun voulait faire entendre sa voix dans le "désert démocratique".

Selon les organisateurs, 130 personnes ont participé à la manifestation. Ils étaient même 145 selon la police.
Selon les organisateurs, 130 personnes ont participé à la manifestation. Ils étaient même 145 selon la police. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Ils étaient 130 selon les organisateurs, 145 selon les forces de l'ordre. Des gilets jaunes, des militants associatifs, des syndicalistes et des journalistes ont défilé ce samedi après midi à Auxerre pour défendre les libertés. Ensemble ils ont dénoncé les restrictions sanitaires, les atteintes aux libertés ou encore la fermeture des commerces non essentiels. 

Environ 150 personnes ont manifesté à Auxerre au nom des libertés.

Dénoncer un état d'urgence permanent

Le cortège est parti de la Place de l'Arquebuse peu après 14 heures, pour rejoindre le rond-point de Paris. Sur le trajet les manifestants font plusieurs pauses. Sand, l'un des organisatrices en profite pour coller des affiches. On peut y lire des slogans bien connus  : " Liberté, j'écris ton nom" " On lâche rien" " On en a gros ! " " Indignez-vous !".

Ce samedi, elle a troqué son gilet jaune pour une tenue de deuil, très symbolique. "C'est une itinérance mémorielle en hommage à nos libertés disparues. Elles sont de plus en plus bafouées depuis que l'état d'urgence est devenu un état normal en France, et maintenant il est complété par l'état d'urgence sanitaire" .

Sand, l'une des organisatrices, profite d'une pause pour coller des affiches.
Sand, l'une des organisatrices, profite d'une pause pour coller des affiches. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Dénoncer le projet de loi de sécurité globale

Des atteintes aux libertés, selon Sand, qui s'apprêtent à être complétées par le projet de loi dite "sécurité globale" et son fameux article 24. Dans le cortège plusieurs journalistes sont venus le dénoncer. C'est le cas aussi de Théo, étudiant en journalisme : "Ca va être très compliqué pour les journalistes et les citoyens de faire des images des forces de l'ordre et des les diffuser sur les réseaux sociaux. C'est une très grosse atteinte à la liberté d'expression et au travail des journalistes". 

Dans le cortège des journalistes ou futurs journalistes sont venus dénoncer les atteintes au droit d'informer notamment l'article 24 du projet de loi sur la sécurité globale.
Dans le cortège des journalistes ou futurs journalistes sont venus dénoncer les atteintes au droit d'informer notamment l'article 24 du projet de loi sur la sécurité globale. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Défendre les petits commerces non-essentiels

Un petit peu plus loin dans le cortège, Florence est habillée en femme sandwich. Devant : un cercueil. Derrière un pendu. L'ensemble est accompagné de la liste des commerces dits non-essentiels. "l'Etat les fait mourir un petit peu tous les jours. Les commerces "non essentiels" c'est du grand n'importe quoi" juge la gilet jaune, qui dénonce les taxes et impôts qui mettent en difficulté les petits commerçants de proximité. 

Pour défendre les petits commerces non-essentiels, fermés depuis le début du deuxième confinement, Florence s'est habillée en femme sandwich.
Pour défendre les petits commerces non-essentiels, fermés depuis le début du deuxième confinement, Florence s'est habillée en femme sandwich. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Planter une petite graine de démocratie 

Quel que soit son slogan, quelle que soit sa revendication il est important d'être là pour "planter une petite graine de démocratie" rappelle Camille dans son mégaphone. Pour ce manifestant, il faut plus que jamais lutter contre ce qu'il nomme un "désert démocratique" : "Le fait d'être dans la rue malgré le masque, malgré le virus, malgré le confinement, malgré les intimidations gouvernementales c'est essentiel ! Dans ce désert démocratique, planter une petite graine c'est très important. Si on ne le fait pas, là, la dictature va s'installer, elle passera partout où on ne l'empêche pas de passer. Cette petite graine, peut être que demain ce sera un baobab !" 

Pour Camille il est important de faire entendre sa voix, de planter " une petite graine" dans le "désert démocratique".

Parti de la Place de l'Arquebuse vers 14 heures, le cortège est arrivé au rond point de Paris avant de faire demi-tour. La manifestation s'est achevée dans le calme vers 16 heures.

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