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Équitation : pourquoi le Grand Complet du Haras du Pin est une compétition d'exception cette année

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

C'est l'une des meilleures compétitions équestres du monde : le concours complet international du Haras du Pin se tient jusqu'à dimanche dans l'Orne. Avec un casting inespéré, vu la période.

Le cavalier de l'équipe de France Karim Laghouag et son cheval, Triton Fontaine
Le cavalier de l'équipe de France Karim Laghouag et son cheval, Triton Fontaine © Radio France - Lisa Guyenne

Le coronavirus ne leur a pas fait peur, au contraire : avec 180 cavaliers et 350 chevaux, cette édition 2020 verra défiler l'élite de l'équitation internationale. "Étonnamment, c'est une année où l'on a beaucoup de monde et une très haute qualité en termes de cavaliers. Ils ont très peu couru depuis le confinement, et ils se ruent sur les concours qui sortent", analyse Guillaume Blanc, directeur sportif du Grand Complet.

"Les chevaux n'ont plus l'habitude, et nous également"

Dix médaillés d'or font le déplacement cette année, notamment Karim Laghouag, l'un des quatre représentants de l'Equipe de France. Il connaît bien les lieux, puisqu'il fut élève de l'École nationale du Haras du Pin de 14 à 17 ans. Mais cette année 2020 n'est pas comme les autres, sportivement parlant : "On manque un peu de compétition, après trois mois sans concours, ça vient très tôt dans la saison", explique le Français. "Les chevaux ont une grosse émotivité, ils n'ont plus l'habitude, et nous également. Il y a un stress plus important, on a moins d'entraînement, même si on travaille "à la maison". On a l'habitude de se dire "la compétition, c'est la vraie vie", c'est là qu'on voit si on est bon ou pas. C'est une bonne montée en puissance.

Karim Laghouag, médaillé d'or aux derniers Jeux
Karim Laghouag, médaillé d'or aux derniers Jeux © Radio France - Lisa Guyenne

"La première et peut-être la dernière Coupe des Nations de l'année"

En outre, le Grand Complet accueille la seule Coupe des Nations hébergée en France en 2020. "Les Coupes des Nations, ce sont des épreuves par équipes. Celle-ci, c'est le premier concours international avec autant d'étrangers, donc nous sommes aussi là pour nous jauger, nous rendre compte du niveau que nous avons vis-à-vis des autres nations, et c'est important également pour les futurs Jeux Olympiques, les championnats d'Europe, pour montrer que la France est toujours présente", sourit Karim Laghouag. Et les résultats seront particulièrement scrutés, puisque "c'est la première Coupe des Nations en 2020, et peut-être - on ne l'espère pas - la dernière de l'année", note Guillaume Blanc. La reprise de l'épidémie a en effet de quoi remettre en question l'avenir des futures compétitions.

Des règles sanitaires drastiques : "c'était soit ça, soit on n'organisait pas"

Cette année en effet, la compétition a failli être annulée. "On a confirmé en juin seulement", expliquent les organisateurs. Le compromis, c'est un éventail de mesures sanitaires strictes  : masque obligatoire partout, jauge réduite à 1000 spectateurs au lieu de 8 000 à 10 000 habituellement, prise de température quotidienne du staff et des bénévoles. "C'était soit ça, soit on n'organisait pas", tranche le directeur sportif. "Et je pense que, que ce soit les cavaliers ou les organisateurs, on est tous contents de pouvoir se retrouver, redémarrer la compétition et redémarrer la vie."

Le protocole Covid est placardé bien en vue
Le protocole Covid est placardé bien en vue © Radio France - Lisa Guyenne

"C'est le paradis du cheval, ici !"

Et l'ombre du Covid n'entache pas tant que cela les festivités. "C'est l'une des grosses épreuves internationales de l'année. On a un cross 4* sur cinq, le Haras du Pin est l'un des établissements les plus réputés en France... C'est le paradis du cheval et des cavaliers ici !" sourit Laurence Denis, cheffe des bénévoles.

De même, de nombreuses équipes internationales n'ont pas hésité à venir. "Ce concours est très célèbre, il a accueilli les Jeux équestres mondiaux en 2016, tous les cavaliers aiment monter ici, c'est tellement beau et bien organisé, les installations sont de grande qualité..." liste Meeral, juge de l'épreuve de dressage pour l'épreuve 3*. "Il y a un bon niveau, le terrain est très vallonné, et c'est très bien que mes garçons apprennent à monter sur des terrains de ce style", ajoute Martin, entraîneur néerlandais d'une équipe chinoise. "Pour les Chinois, c'est important de s'habituer à ce niveau. C'est une équipe en devenir qui monte en puissance ; j'essaie de les emmener dans ce genre de compétition pour qu'ils appréhendent mieux ce niveau." 

Le Grand Complet dure jusqu'à dimanche, jour de l'épreuve-reine : le cross, une galopade en plein air sur plusieurs kilomètres jalonnée d'impressionnants obstacles. Pensez à prendre vos places en ligne : aucune billetterie physique n'est ouverte sur place. 

Réservations sur le site du Grand Complet.

Le site du Haras du Pin accueille plus de 350 chevaux et 180 cavaliers cette année
Le site du Haras du Pin accueille plus de 350 chevaux et 180 cavaliers cette année © Radio France - Lisa Guyenne
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