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Dossier : Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars

"On essaie de faire exploser le déni" affirme la coordinatrice de "Nous Toutes" dans la Loire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

La journée internationale des droits des femmes rappelle chaque année les freins auxquels celles-ci sont exposées malgré une libération de la parole et de l'écoute ces dernières années.

Axelle Equis, de Nous Toutes dans la Loire, reconnait une libération de l'écoute.
Axelle Equis, de Nous Toutes dans la Loire, reconnait une libération de l'écoute. © Maxppp - Julien Mattia

Des syndicats appellent les femmes à se mettre en grève aujourd'hui à partir de 15h40. C’est l’heure dans une journée à laquelle la femme commence à travailler gratuitement si on compare au salaire de l’homme. Journée internationale des droits des femmes que l'on analyse avec la coordinatrice du collectif Nous Toutes dans la Loire.

Invitée Axelle Equis, coordinatrice de Nous Toutes.

France Bleu Saint-Etienne Loire : cette journée du 8 mars, elle vous exaspère ?

Axelle Equis : Oui parce que beaucoup de gens parlent encore de la journée des femmes mais ce n'est pas une journée de fête. C'est une journée de luttes et il y en a beaucoup. Invisibiliser cette partie du droits des femme, ça met en rogne.

Cette cause n'a peut-être jamais autant été débattue notamment dans les médias. La libération de la parole, c'est le préalable à tout ?

Oui même si je n'aime pas parler de libération de la parole. Je préfère la libération de l'écoute. On se rend compte que les victimes ont toujours parlé mais avant elles n'étaient pas écoutées. On essaie de faire exploser le déni pour que les choses changent. C'est un long processus pour pouvoir accepter l'inacceptable.

Cette libération de l'écoute commence à avoir un impact ? 

On avance toujours autant à petits pas. D'un coté on a une libération de l'écoute mais il y a d'autres facteurs qui sont contradictoires comme le fait d'avoir un Ministre poursuivi. On ne dit pas qu'il est coupable ni qu'il est innocent. On demandait qu'il ne soit pas désigné en attendant de savoir ce que la justice décide. On a des messages paradoxaux. 

Vous soutenez cette idée du "Me too" des territoires ? 150 signataires d'une tribune pour écarter les candidats auteurs de violences faites aux femmes.

On avait déjà fait une action contre Marc Petit, l'ancien maire de Firminy, au moment des élections. Il menait sa campagne alors qu'il était toujours en procès. Il n'a pas été réélu et pour nous ça a été une petite victoire. Ce serait bien qu'il y ait un coup de pied dans la fourmilière. Le message envoyé aux victimes c'est qu'un homme peut faire aujourd'hui ce qu'il veut en toute impunité, continuer sa carrière et que vous n'êtes pas écouté.

Vous appelez vous aussi les femmes à arrêter le travail à 15h40 ? 

Ce sont des inégalités salariales et elles font partie des formes de violence que peuvent subir les femmes. Là c'est une violence économique et cette mobilisation n'est pas un gadget. Il faut à un moment voir en face la réalité. 

Le sexisme ordinaire que les femmes vivent chaque jour est consécutif de tout ce que l'on vient d'évoquer, tout ce qui est intégré, digéré.

Exactement et ils sont intégrés aussi pour nous les femmes. C'est compliqué car on rentre dans des comportements qui nous semblent tout à fait normaux. Quand on fait un jogging, avec mon conjoint, on a pas du tout le même genre de réactions. Moi j'ai trois ou quatre sur mon chemin qui vont me parler ou m'interpeler. Lui il fait son jogging tranquillement. Le problème c'est qu'aujourd'hui on ne punit pas les outrages sexistes.

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