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CARTE - Canicule : Météo France maintient 15 départements en vigilance rouge et 51 en orange

"On est esclave de la bouteille" : les Berrichons hésitent à suivre le mois sans alcool en janvier

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Par , France Bleu Berry

Après le mois sans tabac en novembre, place au mois sans alcool en janvier. Si l'opération n'est pas soutenue par le gouvernement français, elle est portée par une trentaine d'associations.

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- © Maxppp - Lionel VADAM/PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN

Et si vous ne buviez pas une goutte d'alcool jusqu'au 31 janvier ? C'est le défi de l'opération du mois sans alcool. La démarche n'est pas soutenue par le gouvernement comme le mois sans tabac en novembre. Mais l'opération est portée par une trentaine d'associations qui luttent contre les addictions. "Pour les personnes consommatrices et excessives de temps en temps, ce mois leur permet de faire le point. Est-ce qu'elles sont capables de tenir pendant une, deux ou trois semaines sans boire de l'alcool ? Si ce n'est pas le cas, alors il peut y avoir un risque de dépendance", explique Jean-Pierre Huguet, président de l'association "Alcool Assistance 36". 

Boire de l'alcool, une tradition encore bien ancrée

Lui-même est un ancien dépendant à l'alcool. Pendant des années, son quotidien se résumait à boire. "Le week-end, c'était toute la journée. Et en semaine, dès le matin, je pensais à boire. Je m'arrangeais pour partir à l'heure du travail pour pouvoir consommer chez moi. C'était surtout du kir mousseux. Je vidais une bouteille par jour, facile", témoigne Jean-Pierre Huguet. À force de hauts et de bas, de cures de désintoxication, il a pu s'en sortir. "C'est une renaissance. Je peux faire du jardinage, du vélo, des choses que je ne faisais plus avant", explique-t-il.

J'étais esclave de la bouteille. J'étais obnubilé par ça. C'est l'alcool qui est plus fort que nous"

En France, on estime que 10% de la population boit de l'alcool tous les jours. Chaque année, cela provoque 41 000 décès de façon directe ou indirecte. Une cause de mortalité évitable. Mais de là à se passer d'alcool pendant toute un mois, le pas est difficile à franchir pour certains. "J'aime les bonnes choses. Je me régale à ouvrir une bouteille de vin avec des amis, de la famille. Ce sont des traditions, il faut se faire plaisir dans la vie", souligne Alain. Ne pas boire d'alcool pendant des moments de convivialité n'est pas évident pour certains. Il y a une forme de pression sociale. "Si je prends une menthe à l'eau, on va me regarder avec des yeux de merlan frit", plaisante Nicolas. "Bien sûr que je vais faire attention. Je le fais déjà. Mais dire que je ne vais pas du tout boire pendant un mois, ce serait mentir", ajoute-t-il.

Un enjeu de sensibilisation face aux dangers de l'alcool

Nicolas est le gérant du bar "Le Sans Chichi à Châteauroux". Ce mois sans alcool, il y est favorable. L'idée est intéressante, elle doit permettre de sensibiliser ses clients. "Je suis déjà attentif par rapport à ma clientèle. Je ne vais pas resservir une personne qui est déjà en état d'ébriété. Ça fait 25 ans que je fais ce métier, j'ai vu des gens qui ne tiennent plus debout", insiste le commerçant castelroussin. 

Car un mois de sobriété permet de ressentir une multitude de bienfaits. Perte de poids, sommeil de qualité, meilleure concentration. Et puis aussi faire des économies.

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