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Société

"On est payés 3 euros pour des courses qui étaient à 4,50", les coursiers Deliveroo en grève à Bordeaux

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Par , France Bleu Gironde

Trente coursiers de la plateforme de restauration "Deliveroo" ont manifesté pour la deuxième fois à Bordeaux contre la nouvelle grille tarifaire. Ils dénoncent entre autres la fin du tarif minimum de la livraison, la valorisation relative des courses longues, plus fatigantes.

Les livreurs Deliveroo contestent la baisse des tarifs de la course.
Les livreurs Deliveroo contestent la baisse des tarifs de la course. © Radio France - Fanny Ohier

Bordeaux, France

Votre plat commandé sur Deliveroo est arrivé avec une bonne demi-heure de retard chez vous samedi soir ? Les livreurs de la plateforme de restauration en ligne se sont mis en grève à Bordeaux ce 10 août pour le deuxième weekend consécutif. Ils ont choisi l'heure de pointe - un samedi soir à 19 heures- et une place centrale, concentrant plusieurs restaurants -place Fernand Lafargue en plein centre-ville- pour donner un maximum de visibilité à leur manifestation. Ils ont accepté les commandes reçues mais ne sont pas allés les livrer, en signe de contestation de la nouvelle grille tarifaire imposée par le géant britannique.

Leur but d'abord, contester les nouveaux tarifs de leurs courses qui les contraint à faire des courses plus éloignées et moins bien payées à une cadence plus rapide, selon eux. Ils critiquent aussi la fin de la tarification de base pour une course, auparavant établie à 4,50 euros (et initialement à cinq euros). Et la manière dont cette tarification a été mise en application, "sans que nous soyons consultés, on l'a appris la veille pour le lendemain," explique Dorée. 

Depuis un an et demi, cette coursière de 59 ans parcourt la ville à vélo. Mais la nouvelle politique tarifaire l'oblige à raccrocher à la fin du mois, selon elle. "Maintenant après avoir roulé selon leur bon vouloir sur des grandes courses et m'être épuisée, si je veux prendre des petites courses, je me retrouve à 3 euros pour des livraisons qui étaient à 4,50 avant. Je perds cinq euros sur une heure et ce n'est plus rentable pour moi." 

Si on m'avait dit au début que j'allais être exploitée, qu'on allait me raconter n'importe quoi et en plus que je serais mal payée, je ne l'aurais pas fait. Je trouve que c'est le cas aujourd'hui. — Dorée

Nicolas est livreur depuis trois ans, il a vu les tarifs diminuer, d'une "course à 5 euros" à des tarifs inférieurs à 3 euros maintenant selon lui.  Il demande la transparence sur les tarifs de la course, "qu'on sache que pour tant de kilomètres, on sera payés tant." 

"C'est quand même assez dingue de penser qu'on travaille sans que notre tarif soit fixé," s'exaspère Nicolas. 

C'est comme si un salarié allait travailler et que [son patron] lui disait 'on te paie ce qu'on a envie'. C'est aberrant. — Nicolas

Les grévistes demandent également qu'une loi encadre leur profession et protègent leurs droits.