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"On est un peu assommé quand le Pape François nous nomme", explique le nouvel évêque d'Amiens, Gérard Le Stang

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Par , France Bleu Picardie

Gérard Le Stang est ordonné ce jeudi 13 mai, jour de l'Ascension, comme nouvel évêque d'Amiens. Nommé par le Pape François, ce Breton de 58 ans explique avoir quitté "sa belle Bretagne" pour se "mettre au service des Picards". Il ambitionne d'être à l'écoute "des gens aux quatre coins de la Somme".

Gérard Le Stang, le nouvel évêque d'Amiens, sera ordonné ce jeudi 13 mai en la cathédrale d'Amiens, jour de l'Ascension.
Gérard Le Stang, le nouvel évêque d'Amiens, sera ordonné ce jeudi 13 mai en la cathédrale d'Amiens, jour de l'Ascension. © Radio France - Jeanne Daucé

Un nouvel évêque à Amiens ! Ce jeudi 13 mai, jour de l'Ascension, Monseigneur Gérard Le Stang est ordonné en la cathédrale d'Amiens ; il succède à Monsieur Olivier Le Borgne, qui était en place depuis 2014. Invité de France Bleu Picardie ce jeudi, Monseigneur Le Stang, 58 ans, explique arriver de "la belle Bretagne, où je suis né, où j'étais très enraciné. Je suis appelé à découvrir la Picardie car le Pape François m'a nommé évêque d'Amiens le 20 mars dernier, après 30 ans, presque 31 ans de ministère de prêtre, à Paris mais aussi au diocèse de Quimper."

"Me mettre au service des Picards"

Sur son arrivée à Amiens, Gérard Le Stangue explique c'est le pape François qui lui a proposé de devenir évêque d'Amiens : "On est plutôt un peu assommé lorsqu'on vous le demande, ce n'est plus tellement le cerveau qui fonctionne mais le cœur ! On ressent les émotions intérieures, on se dit : 'Bon j'y vais, j'y vais pas ?' La conscience parle au plus profond ; et dans le cas présent, je me suis dit que c'était le moment de reprendre le large, de quitter ma Bretagne et d'aller me mettre au service des Picards."

À quelques heures de son ordination en la cathédrale d'Amiens, qui aura lieu à 15h30, Gérard Le Stang explique ne pas ressentir de stress particulier : "Je suis plutôt en confiance, puisque je réponds à une mission, un service qu'on me demande pour l'Eglise. Un peu tendu ceci dit, car je n'ai pas l'attitude d'être mis au premier plan comme cela." Le nouvel évêque dit par ailleurs ressentir "une grande émotion" à l'idée de voir sa famille et ses amis réunis pour l'occasion - l'événement pourra accueillir 1 000 personnes.

Je me suis dit que c'était le moment de quitter ma Bretagne et d'aller me mettre au service des Picards

Au sujet de ses nouvelles fonctions, l'évêque d'Amiens explique que cela constitue "une mission d'écoute et de connaissance : la Picardie c'est une région qui a son histoire, très riche, très particulière, très douloureuse par certains aspects. _J'ai besoin d'entendre ce que disent les gens aux quatre coins du département_, pas seulement à Amiens : au bord de la mer, ce que vivent les ruraux. Chacun doit être écouté pour ce qu'il est", détaille Gérard Le Stang. Autre mission du nouvel évêque d'Amiens : travailler avec les prêtres du département, "mes premiers collaborateurs. Ma première mission sera d'écouter les gens, mais aussi chacun des prêtres, réfléchir avec eux sur les perspectives de l'Eglise dans la Somme."

L'Église, "un phare" dans cette crise sanitaire

Sur l'évolution de l'Église pendant cette crise sanitaire, Monseigneur Le Stang estime que "les gens ont vécu une expérience en profondeur : chez eux, dans le silence, ne plus fonctionner avec des rythmes de folie ou au tout économique, de sentir aussi la maladie, la mort toute proche. Les gens ont eu besoin de prendre soin les uns des autres ; il y a eu quelque chose qui touche profondément à la foi chrétienne. L'Église s'est sentie proche de beaucoup de monde et je pense que beaucoup de monde va se sentir désireux de creuser l'expérience religieuse". Gérard Le Stang qui perçoit l'Église "non pas comme un refuge, mais comme un phare : elle éclaire ceux qui sont en perdition, l'Église doit être une lumière et j'espère qu'elle le restera."

Les Samariens sont prêts à vivre des étapes plus joyeuses, j'espère que dans l'Église aussi nous retrouverons ce goût d'être en communauté

Il ajoute que dans cette période de crise sanitaire et de deuil, les hommes d'Église ont été "les mains ouvertes : ils ont été présents auprès des souffrants, ont célébré les funérailles en petit comité avec les proches. C'était une mission moins d'action, mais de compassion".

"Les mariages et les baptêmes, on dit fête, renaissance, étape nouvelle. _Les gens dans la Somme sont sûrement prêts à vivre des étapes plus nouvelles et joyeuses_, que ce soit du côté de la culture, des retrouvailles. J'espère aussi que dans l'Église nous retrouverons aussi ce goût d'être en communauté", conclut le nouvel évêque d'Amiens.

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