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Société

Comment réduire et passer de 390 à un kilo de déchets par an

vendredi 6 juillet 2018 à 15:08 Par Zoé Boiron, France Bleu Isère

Passer de 390 kilos de déchets par an à un kilo seulement, c'est le défi fou que s'est fixé une famille landaise. Ce mercredi, Jérémie Pichon, le père de famille, a livré ses secrets à Voiron (Isère), lors d'une séance de dédicace de son livre "Famille (presque) zéro déchet".

"Famille (presque) zéro déchet", paru en 2016, raconte les trucs et astuces de Jérémie Pichon et sa compagne, mais aussi les obstacles rencontrés.
"Famille (presque) zéro déchet", paru en 2016, raconte les trucs et astuces de Jérémie Pichon et sa compagne, mais aussi les obstacles rencontrés. © Radio France - Zoé Boiron

Voiron, France

Sourire aux lèvres, Jérémie Pichon accueille clients et curieux, dans l'épicerie Mont Vrac de Voiron. Déjà sensible à la cause écologique, la famille, composée des deux parents et de deux jeunes enfants, décide de réduire ses déchets il y a trois ans. "La première année, nous avions une poubelle tous les trois ou quatre jours. La deuxième année, une poubelle tous les six mois. Et à partir de la troisième année, nous avons réussi à ne faire qu'un bocal d'un kilo, que nous essayons de reproduire depuis." Pour y parvenir, la famille landaise a changé radicalement son mode de consommation.

Modifier ses habitudes

Première mesure, réduire les emballages issus de l'alimentaire. "On sort de la grande distribution, on ne va plus en supermarché. Nous privilégions les commerçants locaux. On trouve tout sur le marché : vous avez votre primeur, le pain, vous avez votre boucher, votre poissonnier. Vous pouvez tout faire en une heure.Il faut changer ses habitudes, c'est ça qui est difficile", raconte Jérémie. Fini les sacs en plastiques, la famille fait désormais ses courses avec des sacs en tissu, ou se rend dans des magasins de vrac pour remplir leurs bocaux, juste ce qu'il faut.

Delphine Seve, apicultrice à Saint-Just-de-Claix, a conçu un film d'emballage à base de cire d'abeilles. Elle a présenté son innovation aux côtés de Jérémie Pichon.  - Radio France
Delphine Seve, apicultrice à Saint-Just-de-Claix, a conçu un film d'emballage à base de cire d'abeilles. Elle a présenté son innovation aux côtés de Jérémie Pichon. © Radio France - Zoé Boiron

Les habitudes des enfants sont aussi bouleversés. Jouets et vêtements proviennent du marché d'occasion. "Il y a dix ans, on utilisait des couches lavables. Il y avait très peu de choix à l'époque, mais aujourd'hui, on peut tout trouver. Faire des couches lavables c'est aller un peu à contre-courant, mais finalement on fait des économies phénoménales !", argumente le père de famille. La lessive est également fabriquée à la maison. Et pour les cosmétiques, Jérémie encourage à se tourner vers des écolabels.

Retrouver du goût et du lien social

Le "zéro déchet" demande du temps et de l'organisation. Jérémie le concède, mais insiste sur la qualité de ces moments-là. "Quand je pousse mon caddie sous les néons, je n'ai pas l'impression de passer un bon moment. En revanche, lorsque je vais au marché et que je discute avec tout le monde, que je suis en extérieur, là, j'apprécie !" L'adepte du zéro déchet affirme aussi avoir retrouver le goût des aliments.

Les échanges se sont poursuivis lors d'une conférence, à 19h30, dans la salle Marcelle Boudias. Pour convaincre son auditoire de continuer l'aventure "zéro déchet", Jérémie Pichon argumente, clame, s'indigne. Mais sa meilleure arme reste encore l'humour.