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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : "On était des pestiférés", il y a un an La Balme-de-Sillingy était le premier cluster de France

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

En février 2020, le maire de La Balme-de-Sillingy (Haute-Savoie) demandait à ses 5.000 administrés de se confiner. Avec plus de 20 cas positifs au coronavirus, sa commune allait devenir et rester dans l'opinion le premier "cluster" de France. Une célébrité lourde à porter.

En Haute-Savoie l'image de première cluster de France colle à la peau de la commune de La Balme-de-Sillingy
En Haute-Savoie l'image de première cluster de France colle à la peau de la commune de La Balme-de-Sillingy © Radio France - Marie AMELINE

Un an est passé mais les habitants de La Balme-de-Sillingy, en Haute-Savoie, n'ont rien oublié de cette fin février 2020, quand leur commune de 5.000 habitants est devenue le premier cluster de France.

Un an, la blessure ravivée

a a été un choc" déclare Nadine la boulangère. "Plus personne dans les rues, ni dans les magasins... On était des pestiférés ! Avec ce premier anniversaire, on y repense davantage, ça ravive la blessure car les quinze jours qui ont suivi l'annonce du cluster, et le confinement demandé par le maire, ont été vraiment très durs pour toute la population" se remémore Jérôme Lhomme, le boucher et président de l'union des commerçants.

"Un an après, on essaie d'oublier en fait... Les clients en parlent encore. On était les pestiférés, aujourd'hui on essaie d'en parler différemment et d'en rire." - Jérôme Lhomme, le boucher et président de l'union des commerçants

"Nos clients nous parlent encore du cluster. On essaie d'en rire mais ça reste une blessure"Jérôme LHomme, boucher à La Balme-de-Sillingy

Des insultes et des menaces

Le maire de l'époque, François Daviet garde surtout le souvenir douloureux des insultes et des menaces qui ont suivi ses décisions de fermer les écoles, d'interdire les rassemblements, de demander aux gens de sortir le moins possible. "Moi, ce qui me reste le plus en tête ce sont les menaces, les injures, et toutes ces choses-là que j'ai pu entendre jusqu'au moment où toute la France a été confinée", explique-t-il avec émotion et la gorge serrée. "C'est quelque chose que les gens ne connaissaient pas, je les excuse... Mais c'est toujours blessant de voir des gens prendre des positions voire être insultant, ne pas être au courant..." 

"Moi, ce qui me reste le plus en tête ce sont les menaces, les injures" - François Daviet, maire de La Balme-de-Sillingy

"Si c'était à refaire, je ferais exactement pareil" François Daviet, ancien maire de La Balme-de-Sillingy

Si c'était à refaire, le referait-il ? À cette question, pas d'hésitation : "Oui exactement pareil parce que l'histoire nous a donné raison. Sur les décisions, je ne regrette rien. J'ai pensé uniquement à la santé des gens. J'ai fait confiance à ceux qui nous on conseillés, et c'était mon rôle de décider. Je n'ai absolument pas de regret là-dessus. Je suis plutôt content parce qu'à cette époque-là... On a rempli l'hôpital d'Annecy en un week-end mais tout le monde est rentré à la maison", conclut-il.

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