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Société

Etat d’urgence : certains musées parisiens font grise mine

mardi 1 décembre 2015 à 11:58 Par Martine Bréson et Faustine Calmel, France Bleu Paris et France Bleu

Avec l’état d’urgence et le "niveau alerte attentat"maintenu depuis deux semaines et demi à Paris et en région parisienne, certains musées sont presque vides. Les plus touchés sont ceux qui accueillent principalement des enfants comme le Musée en herbe dans le Ier à Paris.

Etat d'urgence à Paris
Etat d'urgence à Paris © Radio France - Martine Bréson

Paris

Pour l’instant toutes les sorties scolaires sont interdites jusqu’au dimanche 6 décembre 2015. Les lieux qui accueillent des enfants sont très perturbés par cette mesure. 

Dans le Musée en herbe, par exemple, les trois salles de l’exposition Tintin sont presque vides. Le musée voit passer quelques visiteurs individuels par jour. Habituellement, il accueille neuf classes quotidiennement. Cela représente 270 élèves environ. La directrice du Musée en herbe avait déjà vécu cette situation après les attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo. "Malgré le plan Vigipirate après le mois de janvier, c’était bien reparti, les enseignants ressortaient. Ben voilà, on a eu un petit répit jusqu’à début novembre", indique la directrice Sylvie Girardet.

Financièrement, pour le Musée en Herbe c’est un coup dur, "Rien que l’annulation des groupes qui étaient prévus du 13 novembre 2015 à janvier, c’est déjà 20.000 euros de perte. On a à peu près 100 .000 euros de perdus , ce qui est énorme pour une petite structure comme la nôtre qui marche à 70% sur les billets d'entrée", affirme Sylvie Girardet.

Pour continuer à présenter l’exposition malgré tout, ce sont les animateurs qui se déplacent dans les classes. "Nous avons réagi en créant des mallettes pédagogiques, on va quand même dans les écoles. Beaucoup d’enseignants nous demandent de venir".

Le musée espère que les restrictions seront bientôt assouplies. Il aimerait que le musée puisse au moins accueillir les élèves qui se déplacent en car, et va écrire au Ministère de la Culture pour demander une aide exceptionnelle, comme celle promise aux salles de spectacles et à certains restaurants.