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Société

Etat d'urgence : les sociétés de sécurité prêtes à soutenir les policiers sur le terrain

mardi 19 juillet 2016 à 18:03 Par Arnaud Racapé, France Bleu Bourgogne

Cinq jours après l'attentat de Nice, le gouvernement de Manuel Valls réagit et demande au Parlement de prolonger l'état d'urgence d'au moins trois mois, peut-être six, un délai auquel ne s'opposerait pas François Hollande. Un dispositif qui renforce l'activité des sociétés de sécurité en Côte-d'Or.

Les centres commerciaux ont renforcé leur dispositif de sécurité à la suite des attentats de janvier et novembre 2015
Les centres commerciaux ont renforcé leur dispositif de sécurité à la suite des attentats de janvier et novembre 2015 © Maxppp - Thomas BREGARDIS/PHOTOPQR/OUEST FRANCE

Six mois. Sans doute jusqu'au début de l'année 2017, en pleine campagne présidentielle. D'exceptionnel, l'état d'urgence est passé à courant dans la vie des Français, et cela va donc se poursuivre dans le temps. Les débats à l'Assemblée nationale devraient aller dans ce sens.

Les commerçants et autres sociétés privées contraintes de faire appel à un dispositif de sécurité

Or, il est presque cynique de le dire, mais depuis l'instauration de l'état d'urgence, l'activité du secteur a augmenté. Faiçal Oubella avoue s'être "senti mal à l'aise" de tirer profit de cette situation, mais c'est un fait : sa jeune société basée à Autun depuis août 2015 a décollé dans la foulée des attentats de Paris et Saint-Denis.

"On a eu énormément de demandes, c'était la folie. Après il y a eu une période de soldes durant laquelle les préfectures ont imposé aux magasins de mettre en place des dispositifs de sécurité renforcés, avec du filtrage à l'entrée. C'est sûr que l'état d'urgence nous permet de travailler, et ça va continuer."

L'avenir ne se fera pas sans les sociétés de sécurité

Une activité accrue même si tous les commerçants n'ont pas les moyens de s'offrir une sécurité digne de ce nom, nuance Bruno Ciarrochi, patron la SIG, société dijonnaise créée en 1988 au chiffre d'affaires de 10 millions d'euros : "la préfecture donne comme conseil aux commerçants de renforcer leur sécurité. Or quand la préfecture donne un conseil, on peut dire que c'est obligatoire. Chacun fait ce qu'il peut, mais si l'état d'urgence venait à perdurer, on aurait un vrai problème d'argent, surtout dans un contexte économique compliqué. A un moment il va falloir se mettre autour d'une table pour discuter budget."

Les agents de sécurité complémentaires des forces de l'ordre ?

En tout cas les attentats et l'état d'urgence ont entraîné une prise de conscience estime Bruno Ciarrochi : "l'avenir ne se fera pas sans les sociétés de sécurité." Mais il faut aller plus loin selon lui. "Il faudrait qu'on devienne vraiment un complément, un soutien à l'autorité nationale. Ça libérerait pas mal de policiers. En tout cas je vois bien avec mes agents sur le terrain tous les jours qu'on a vraiment une place à prendre en complémentarité des autorités."

Rappelons que les agents de sécurité n'ont pas les moyens légaux de porter une arme, ni d'interpeller des individus. Bruno Ciarrochi, lui, songe à créer une école nationale de la sécurité à Dijon, pour offrir une véritable formation aux futurs agents.