Société

Un comité d'urgence citoyenne créé à Carpentras pour relire les Droits de l'Homme

Par Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse jeudi 14 janvier 2016 à 17:35

La déclaration des Droits de l'Homme
La déclaration des Droits de l'Homme © Radio France - Philippe Paupert

A Carpentras, le premier conseil d'urgence citoyenne de Provence-Alpes-Côte d'Azur rassemble des citoyens qui veulent reprendre leurs droits face à la prolongation de l'état d'urgence. Ils appellent à une grève citoyenne le 3 février.

Le premier conseil d'urgence citoyenne de Provence-Alpes-Côte d'Azur a été créé jeudi soir à Carpentras. Ces citoyens estiment qu'ils doivent reprendre leur droit face à la prolongation de l'état d'urgence. Le 3 février, les parlementaires débattront de la révision de la Constitution. Ce jour-là le conseil d'urgence de Carpentras appelle à la grève citoyenne.

"L'urgence est de requestionner le pouvoir qui vire au totalitarisme. La loi, c'est nous, c'est la volonté générale du peuple." (Adèle Côte, animatrice du conseil d'urgence citoyenne)

Adèle Côte anime à Carpentras ce conseil d'urgence citoyenne. Elle demande qu'on lui explique : "Si c'est ma vie qu'il faut défendre, le minimum que je demande, c'est qu'on me demande mon avis sur la façon dont on me protège." Adèle Côte considère que "ça suffit les gouvernements qui décident à notre place où est le danger. On estime que c'est à nous de reprendre notre droit. C'est de notre vie dont il s'agit. La question n'est pas d'être pour ou contre l'état d'urgence. L'urgence est de requestionner le pouvoir qui vire au totalitarisme. La loi, c'est nous, c'est la volonté générale du peuple".

Adèle Côte explique qu'il "faut relire les droits de l'homme car j'ai envie de liberté. J'ai pas envie qu'on me l'enlève. Puisque je suis capable de penser et dire cette liberté, j'ai envie de la vivre".

Adèle Côte incite les citoyens à relire les Droits de l'Homme

Le conseil d'urgence citoyenne se réunit au café Le Point de Lumière au 45 rue de Galonne à Carpentras.

Pour retrouver les arguments du conseil d'urgence citoyenne : la page du conseil d'urgence citoyenne ou le site ressaisir nos droits