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Société

Etats généraux de l'alimentation : le député mayennais Guillaume Garot pour plus de "justice alimentaire"

mercredi 19 juillet 2017 à 17:12 Par Armêl Balogog, France Bleu Mayenne

Guillaume Garot participe aux Etats généraux de l’alimentation, jeudi 20 juillet. Le député mayennais et président du Conseil national de l’alimentation (CNA) se mobilise pour réduire les inégalités alimentaires.

Le député mayennais Guillaume Garot aux Etats généraux de l'alimentation pour plus de "justice alimentaire"
Le député mayennais Guillaume Garot aux Etats généraux de l'alimentation pour plus de "justice alimentaire" © Maxppp - Thierry Bougot

Laval, France

"L’alimentation, c’est le miroir des inégalités, dans notre pays", constate Guillaume Garot, avant de se rendre aux Etats généraux de l’alimentation, jeudi 20 juillet. Le député mayennais, ancien ministre délégué à l’Agroalimentaire et fils d’agriculteur, veut y défendre ce qu’il appelle la "justice alimentaire".

Contre la précarité alimentaire

"Je considère que cette politique de l’alimentation doit être première", revendique le député mayennais, alors qu’Emmanuel Macron, Edouard Philippe, 11 ministres – dont Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et Nicolas Hulot, le ministre de la transition écologique – des associations, des experts, et des élus vont "mettre à plat" le domaine de l’alimentation en France.

"Il n’y a qu’à regarder la carte de l’obésité en France, continue l’élu. Elle se superpose à la carte de la précarité. Selon ses revenus, selon son lieu de vie, selon son éducation, on n’a pas tous les mêmes chances de bien se nourrir."

Il faut garantir pour tous l’accès à une alimentation de qualité. – Guillaume Garot, député mayennais

Pour l’ancien ministre délégué, "on doit porter aujourd’hui une très forte ambition pour l’alimentation, c’est ce que j’appelle la justice alimentaire". Il veut "revoir et mettre en cohérence l’ensemble de nos politiques".

Consommer mieux et à un prix juste

En agissant pour une politique de l’alimentation, c’est tout le système français qui va changer, prévoit l’élu, car il faudra "en décliner toutes les conséquences". "Ça veut dire : quelle production on veut, comment on veut rémunérer nos agriculteurs, quelle qualité on veut pour nos aliments, quel régime alimentaire on veut, au sens de quelle éducation donner aux enfants pour qu’on continue, nous les Français, à vivre dans le pays du bien manger."

Produire mieux et consommer mieux, c’est ça l’enjeu. – Guillaume Garot, député mayennais

Le député glisse, au passage, que la baisse des prix des produits alimentaires va devoir être enrayée, car il faut que les agriculteurs puissent vivre de leur métier et que les entreprises s’y retrouvent dans un système mondialisé.

La course aux prix bas, ça tire la qualité vers le bas. – Guillaume Garot, député mayennais

"La course aux prix bas, ça ne peut pas être l’avenir", conclut-il.

Fixer les priorités du quinquennat Macron

Un objectif réalisable, car "on ne part pas de rien", assure celui qui a voté la loi Sapin II pour une meilleure prise en compte des coûts des agriculteurs dans la commercialisation de leurs produits. Aussi car Emmanuel Macron s’y prend tôt – c’était d’ailleurs l’une des promesses de campagne du président. "On va pouvoir fixer tous ensemble les grandes ambitions pour la politique de l’alimentation en France."

Après la journée de jeudi, les Etats généraux de l'alimentation se poursuivront en ateliers jusqu’à la mi-novembre, sur les "attentes sociétales" et les politiques économiques. Les citoyens seront consultés sur la plateforme participative egalimentation.gouv.fr (mis en ligne jeudi 20 juillet).