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Société

"Etudiant-travailleur", une réalité pour un jeune sur deux à l'université

vendredi 14 août 2015 à 15:07 - Mis à jour le vendredi 14 août 2015 à 15:30 Par Nathalie Bagdassarian, France Bleu

Un étudiant sur deux a une activité salariée pour pouvoir payer ses études selon le rapport de l'UNEF (l'Union nationale des étudiants de France) publié ce vendredi. Le coût de la vie des étudiants a augmenté de 8% en trois ans selon le syndicat qui demande au gouvernement pour cette rentrée "un plan d'action sociale".

La vie des étudiants "se précarise" dénonce l'UNEF
La vie des étudiants "se précarise" dénonce l'UNEF © Maxppp

Qui a dit que la vie d'étudiant était une période d'insouciance ? Image qui vieillit et se noircit d'année en année. Si l'on en croit le rapport de l'UNEF (l'Union nationale des étudiants de France) publié ce vendredi, un étudiant sur deux est obligé de travailler pour payer ses études.

Etre étudiant coûte en moyenne 800 euros par mois

Etre étudiant coûte de plus en plus cher. Selon les calculs du syndicat, le coût de la vie étudiante a augmenté de 1,1% par rapport à l'an dernier, soit "environ 4 fois l'inflation". Un étudiant sur trois doit assumer seul ses études sachant que seul un quart des étudiants est boursier. Dans son rapport, l'UNEF estime à 800 euros par mois le budget moyen nécessaire lorsque le jeune a son propre logement, ce qui représente 48% du revenu moyen français. Résultat : la moitié des étudiants est obligée de trouver un travail - onze heures par semaine en moyenne - pour s'en sortir. Autant de temps en moins à consacrer à ses études.

Le loyer plombe le budget

L'étudiant est soumis aujourd'hui à la même problématique que tous les foyers : trouver un logement à un loyer acceptable. L'UNEF note qu'un étudiant parisien a paradoxalement plus de chance dans ce domaine qu'un étudiant en province. Paris reste, certes, une des villes les plus chères mais la loi ALUR (encadrement des loyers) permet de contenir la hausse. L'effet se fait déjà sentir, affirme le syndicat, et "permet une stagnation du prix des petites surfaces". La réglementation des frais d'agence devrait faire économiser prés de 500 euros cette année à un étudiant prévoit l'UNEF. En province, les loyers grimpent partout, jusqu'à 6% au Havre note l'UNEF.

Un plan d'action pour la rentrée

La "précarisation" des étudiants galope, s'alarme le syndicat, qui réclame "un plan d'urgence sociale pour la rentrée" avec notamment un "élargissement du système des bourses et leur revalorisation de 5%", un doublement des aides d'urgence à destination des étudiants autonomes de leurs parents et que l'Etat augmente la construction de logement étudiant et garantisse une restauration à tarif social.

En réponse au syndicat, le ministère de l'Éducation nationale souligne que les droits d'inscription ont été gelés pour la rentrée universitaire "pour la première fois d'une année sur l'autre". L'inscription en licence restera ainsi à 184 euros, en master à 256 euros, en doctorat à 391 euros et pour le diplôme d'ingénieur à 610 euros.

Le rapport de l'UNEF sur le coût de la vie des étudiants