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Société DOSSIER : Le plus de l'info de France Bleu Belfort Montbéliard

Les Eurockéennes de Belfort contrôlent leurs décibels

vendredi 1 juin 2018 à 7:50 Par Nicolas Wilhelm, France Bleu Belfort-Montbéliard

Au 1er octobre prochain, un décret va imposer des limites sonores à tous les lieux accueillant du public. Les salles de concerts et festivals comme les Eurockéennes de Belfort ont déjà anticipé mais les petites salles et cafés concerts eux risquent d'en souffrir.

 Dans les concerts comme ici aux Eurockéennes, les volumes sonores seront désormais beaucoup plus contrôlés
Dans les concerts comme ici aux Eurockéennes, les volumes sonores seront désormais beaucoup plus contrôlés © Maxppp - Hugo Marie

Belfort, France

Un décret relatif à la prévention des risques liés aux bruit datant de 2017 va entrer en vigueur au 1er octobre prochain. Les responsables de salles de concerts, festivals et autres discothèques devront respecter des limites sonores plus strictes. La mesure aura des conséquences pour les organisateurs de concerts du Territoire de Belfort.  Si les Eurockéennes ont pris leurs dispositions, ce sera plus compliqué pour les petites structures.

Préserver les tympans

Le premier objectif de ce texte, c'est de préserver les tympans et pas seulement des spectateurs.  " On a toujours des problématiques d'acouphènes de plus en plus fréquents. On constate aussi que de plus en plus d'artistes jouent avec des bouchons dans les oreilles. L'idée c'est d'être dans la prévention des artistes et du public. Le traitement acoustiques des salles joue aussi beaucoup. Il faut faire comprendre que le son doit être musique" explique Jérémy Durand patron d'une société belfortaine de production musicale et vice président dans la région de la FEMA, la Fédération des Musiques Actuelles. Chaque lieu accueillant du public à l'extérieur comme à l'intérieur devra donc baisser le volume de trois décibels. Passer de 105 à 102 DBA ce qui équivaut à diviser la puissance sonore par deux. Cette mesure va surtout impacter les petites salles.

Des afficheurs et limiteurs de décibels dans les salles

Les lieux qui devraient subir les conséquences de ce décret sont surtout les petits clubs et cafés concert dont la jauge ne dépasse pas 150 personnes. Impossible pour eux de financer de nouveaux équipements. Cela pose aussi la question de la survie des petits groupes dans ces lieux. 

A l'inverse, des salles comme la Poudrière à Belfort, le Moloco à Audincourt suffisamment équipés sur le plan acoustique pourront s'adapter. Le Moloco par exemple dispose d'un afficheur et d'un limiteur de décibels. Les ingénieurs du son ont simplement à ajuster la puissance pour rester dans les clous.

Les Eurockéennes de Belfort ont anticipé

D'après une étude réalisée l'an dernier, les festivals sont déjà aux normes. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne font rien. Les Eurockéennes de Belfort ont déjà anticipé et continueront cette année. " On travaille avec des techniciens de l'association Agi Son qui vont comme en 2017 venir enregistrer le son en suivant toutes les prérogatives du décret comme les zones de repos, etc, ... On va voir comment on peut améliorer les choses. Tout ceux qui sont déjà venus aux Eurockéennes ont pu trouver des bouchons d'oreille, des flyers d'associations sur la prévention " indique Jean-Paul Roland, directeur du festival qui a l'impression que les organisateurs de musiques vivantes sont les boucs émissaires de problèmes rencontrés ailleurs. Allusion aux diffuseurs de musique dont les oreilles des jeunes sont abreuvés.

Des "échantillons" de sons à conserver pendant six mois

Les salles ou les festivals fréquentés par plus de 300 personnes devront disposer de matériels qui permettront d'enregistrer les niveaux sonores et les conserver pendant six mois. " On privilégie le dialogue avec les organisateurs et responsables de salles de concert. On demandera les enregistrements des niveaux sonores et on vérifiera à posteriori. Tout doit être mis en oeuvre en amont pour que ce texte puisse être appliqué" explique Franck Boyat, président de l'association Agi Son qui a fait de la prévention des risques auditifs son cheval de bataille. Elle va poursuivre les mesures réalisées en festival notamment, afin de continuer à explorer la réalité des niveaux sonores dans le spectacle vivant, au service des professionnels.   

En cas d’infraction aux limites sonores, l'amende s'élève à 1 500 €. Le double en cas de récidive.