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Euthanasie : "Nous allons être un des derniers pays à manquer de loi sur la fin de vie" déplore l'ADMD

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

L'Assemblée nationale examine ce jeudi une proposition de loi sur la fin de vie du député Olivier Falorni. Le texte vise à instaurer un droit à l'euthanasie pour les personnes souffrant d'une pathologie incurable.

La proposition de loi sur la fin de vie est examinée ce jeudi à l'Assemblée nationale. Son rapporteur, Olivier Falorni, souhaite faire évoluer la législation actuelle et créer un droit à l'euthanasie pour les personnes qui souffrent de maladies incurables, qu'elles puissent bénéficier d'une assistance médicale pour mourir. "C'est une bonne chose, que nous demandons depuis longtemps", explique Chantal Médal, déléguée départementale pour l'Association pour le droit de mourir dans la dignité dans la Loire, qui était l'invitée de France Bleu Saint-Étienne Loire.

Il existe bien la loi Claeys-Leonetti, qui date de 2016 et qui prévoit une "sédation profonde" des malades, "mais elle n'est utilisée qu'en toute fin de vie", déplore Chantal Médal. "Les gens souffrent souvent longtemps avant qu'on leur accorde cette sédation totale. Quand vous avez le cœur solide, ça peut durer longtemps, donc c'est de la souffrance.

2 300 amendements déposés par la droite pour faire obstruction

Seul bémol, cette proposition de loi doit être examinée dans la journée, et quelques 3 000 amendements ont été déposés, dont 2 300 par des députés Les Républicains qui sont hostiles à cette loi. "Une poignée de députés bloquent et on en arrive à une guérilla par la voie des amendements. C'est assez minable et ce n'est pas digne de la France", juge Chantal Médal. "Nous allons être un des derniers pays à manquer de loi sur la fin de vie. Il faut absolument que chacun soit maître de sa vie. Ce ne sont pas des tiers qui doivent décider, ni même des membres de la famille. Dans cette loi, Olivier Falorni fait une hiérarchisation : s'il n'y a pas de directives anticipées, il dit que ça doit être le conjoint, puis les enfants, puis les parents qui décident. S'il y avait eu cette loi depuis longtemps, Vincent Lambert ne se serait pas battu 11 ans, sa femme et sa mère ne se seraient pas battues pendant 11 ans pour qu'il arrête de souffrir. Dans la loi Leonetti, c'est le médecin qui est décideur, et souvent on assiste à des cas d'acharnement."

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Seule option pour l'instant, se rendre en Suisse ou en Belgique

Aujourd'hui, pour pouvoir être euthanasié, il faut se rendre en Suisse ou en Belgique. "Mais ça coûte cher, en moyenne 10 000 euros", précise la déléguée départementale de l'ADMD dans la Loire. "J'ai connaissance, dans mes adhérents de la Loire, de plusieurs cas de suicides. C'est arrivé à un couple de 90 ans qui s'est jeté d'un barrage ... C'est assez déprimant de voir qu'on se suicide parce qu'on ne peut pas avoir droit à une vie digne en France."

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