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Dossier : Coronavirus

Evaux-les-Bains : une infirmière cherche des masques, des blouses, des charlottes etc.

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Par , France Bleu Creuse

Une infirmière libérale d'Evaux-les-Bains lance un appel à l'aide. Pour lutter contre le coronavirus les soignants manquent de matériel : masques FFP2, lunettes de protection, blouses, gants, charlottes, gel hydro-alcoolique... Elle demande à la population de fouiller dans ses placards.

Elise Aniorté, l'infirmière libérale qui lance un appel aux dons de matériel. Elle pose avec les masques fournis par la commune d'Evaux-les-Bains notammen
Elise Aniorté, l'infirmière libérale qui lance un appel aux dons de matériel. Elle pose avec les masques fournis par la commune d'Evaux-les-Bains notammen - Elise Aniorté

Elise Aniorté ne mâche pas ses mots. Face à l’épidémie de coronavirus : « On est à poil, on manque de tout », lâche cette infirmière libérale d'Evaux-les-Bains. Elle et les autres infirmiers du cabinet rendent visite à 30 à 60 personnes tous les jours. Mais comme la plupart des soignants français, elle assure qu'ils n'ont pas suffisamment de matériel pour se protéger et pour protéger leurs patients. 

Elle incite donc les Creusois à fouiller dans leurs placards. Les soignants ont besoin de masques, de lunettes de protection, de blouses, de sur-blouses, de gants, de charlottes et de gel hydro-alcoolique.

Encore des masques FFP2 oubliés dans certaines collectivités?

"Je fais appel aux maires des communes, qu'ils fassent le tour de leurs locaux", demande Elise Aniorté. A Evaux-les-Bains justement, la municipalité a retrouvé un stock de masques FFP2 qui avaient été commandés à l'époque de la grippe aviaire. "Je sais que les maires en ont et peuvent vraiment nous aider", martèle l'infirmière. 

Les masques FFP2 sont des masques filtrants qui protègent mieux les soignants face aux projections qu'ils peuvent recevoir. Elise Aniorté assure que les infirmières libérales sont trop peu équipées "On a une dotation de 18 masques chirurgicaux par semaine. Quand on sait qu'un masque tient 3-4h, c'est complètement insuffisant". 

Comment la population peut-elle aider?

Elise Aniorté estime que d'autres matériels utiles pour les soignants peuvent être fournis par des entreprises ou des Creusois lambda. "Certains ont peut-être des lunettes de protection, utilisées pour le bricolage, des blouses de peinture, etc."

Si vous pensez pouvoir faire un don, l'infirmière libérale vous conseille de prendre contact avec les soignants les plus proches de chez vous : médecins, infirmière libérales, cabinet médical, cliniques et hôpitaux ou encore aides à domicile.

Le casse-tête des soignants pour limiter les risques de contamination

Pour Elise Aniorté, les soignants, mal équipés, peuvent devenir des "vecteurs en puissance". C'est à dire qu'ils peuvent eux-même attraper le virus et contaminer leurs patients, déjà fragiles ou encore leur entourage. "On va chez les gens, ensuite on monte dans nos voitures et on repart. Je ne vous raconte pas tout ce que ça implique cérébralement pour tenter de travailler en stérile et de ne pas commettre de faute", relate l'infirmière.

Dans le semaine, Elise Aniorté a pu assister à une conférence organisée par les réanimateurs de l’hôpital de Montluçon. "Ils nous ont dit, même si vous êtes réquisitionné, n'allez pas auprès des patients si vous n'êtes pas équipés". 

On nous a même dit : si vous le pouvez, évitez de rentrer chez vous. Allez vivre ailleurs le temps de la crise 

Les experts recommandent aussi aux professionnels de santé de faire chambre à part avec leur conjoint. "Je ne sais pas si vous vous rendez-compte de ce que ça implique pour les soignants, conclut-elle, on va le faire, mais on sait à quoi on s'expose. Il faut nous aider". 

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