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"Le prêtre ne va pas être à la porte pour stopper les gens" : l'évêque de Quimper dans l'incompréhension

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Par , France Bleu Breizh Izel

30 personnes maximum. Telle est la jauge annoncée mardi soir par Emmanuel Macron pour la tenue des cérémonies religieuses à partir de ce samedi. L'évêque de Quimper, comme d'autres, fait part de son incompréhension alors que la mesure ne tient pas compte de la taille des églises.

Monseigneur Laurent Dognin, évêque de Quimper et Léon
Monseigneur Laurent Dognin, évêque de Quimper et Léon © Radio France - Nicolas Blanzat

Des messes avec seulement 30 personnes, ce n'est pas concevable ! Les représentants de l'Église catholique, et principalement les évêques, font part de leur stupéfaction après les annonces, mardi soir, d'Emmanuel Macron. Le Président de la République a donné son feu vert pour les reprises des offices religieux dans les lieux de culte à partir de samedi, "dans la stricte limite de trente personnes".

C'est cette jauge qui provoque l'incompréhension voire même la colère des évêques. Le Premier ministre devrait d'ailleurs évoquer le sujet ce jeudi. "Une messe à 30, c'est impossible" lance l'évêque de Quimper et Léon, "une messe du dimanche, c'est fait pour rassembler. Il y a beaucoup plus de monde. Le prêtre ne va pas être à la porte pour stopper les gens" continue Monseigneur Laurent Dognin.

Il n'y a pas eu de cluster dans les églises

Comme d'autres évêques, il estime que cette jauge n'a pas beaucoup de sens dans la plupart des églises et des cathédrales, de grande taille. L'évêque de Quimper s'appuie notamment sur ce qui s'est passé après le premier confinement. Aucune jauge arbitraire n'avait été donnée. Comme pour les commerces, c'était selon la capacité d'accueil de chaque église ou cathédrale rappelle l'évêque de Quimper et Léon. "On mettait un rang sur deux, et une place sur deux à l'exception des personnes venues ensemble en famille".

Dans le Finistère, Monseigneur Laurent Dognin précise que les messes dans les petites églises ont été volontairement suspendues. "Le choix fait par les curés a été de privilégier les grandes églises, où il y a beaucoup plus d'espace pour célébrer les messes". Il y a aussi un sens de circulation dans les églises, du gel et le port obligatoire du masque. "Cela a été efficace, il n'y a pas eu de cluster dans les églises".

Une décision "pas juste"

L'évêque de Quimper juge la décision de l'État "pas juste. Depuis plusieurs semaines, le gouvernement travaille avec les cultes. _Ce qui était négocié, c'est le fait d'établir des jauges par pourcentage_. Par exemple, ne pas mettre plus d'un tiers des places normales dans une église, ou 4m² par personne. Sachant que les églises sont grandes, les voûtes et plafonds sont hauts, et que beaucoup d'air circule. Le risque est très très faible".

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