Société

Évian : les "enquêteurs subaquatiques" de la gendarmerie en stage dans les eaux du Léman

Par Richard Vivion, France Bleu Pays de Savoie lundi 16 octobre 2017 à 23:32

Les douze "enquêteurs subaquatiques" de la gendarmerie Auvergne-Rhône-Alpes sont actuellement en stage à Evian.
Les douze "enquêteurs subaquatiques" de la gendarmerie Auvergne-Rhône-Alpes sont actuellement en stage à Evian. © Radio France - Richard Vivion

Douze plongeurs de la gendarmerie sont actuellement en stage à Evian. D’ici mercredi, ils vont effectuer plusieurs plongées dans les eaux du Léman. L’occasion pour eux de parler leur métier et d’évoquer leur travail dans le cadre de l'enquête sur la disparition de la petite Maëlys.

Grand ciel bleu au-dessus du Lac Léman, un petit air d’été sauf que la température de l’eau rappelle que nous sommes en octobre. "Elle est à 13°C", indique l’un des plongeurs de la gendarmerie en enfilant sa combinaison en néoprène. Durant trois jours, les douze "enquêteurs subaquatiques" basés en Auvergne-Rhône-Alpes vont enchainer les exercices pour maintenir leur niveau de formation.

Le gendarme Nathanaël Julliand est basé à la brigade fluviale de la gendarmerie d’Aix-les-Bains. "Notre métier est de faire au fond de l’eau tout ce que les gendarmes font sur terre." Recherche d’arme, de voiture et aussi de corps dans le cadre de disparition ou d’affaire criminelle. "C’est un vrai travail d’enquête avec des contraintes de profondeur, de froid et d’absence de visibilité." Un travail qui peut s’apparenter à celui des archéologues. "Nous définissons des zones, on la fouille et on pense ensuite à une autre", détaille l’adjudant Anthony Bourgis, plongeur à la brigade fluviale de Valence.

Douze "enquêteurs subaquatiques" de la gendarmerie s'entrainent actuellement dans le Léman et dans une eau à 13°C.  - Radio France
Douze "enquêteurs subaquatiques" de la gendarmerie s'entrainent actuellement dans le Léman et dans une eau à 13°C. © Radio France - Richard Vivion

Engagés dans l'enquête sur la disparition de Maëlys

Ces dernières semaines, les plongeurs de la gendarmerie ont été sollicité à plusieurs reprises dans le cadre de la disparition de Maëlys (la petite fille âgée de 9 ans a disparu le 26 août dernier lors d’un mariage à Pont-de-Beauvoisin en Isère). "Nous avons fait des plongées difficiles, certaines dans des endroits avec seulement dix centimètres d’eau et plus d’un mètre de vase", raconte le gendarme Julliand.

"On travaille (dans l'enquête sur la disparition de Maëlys) avec tout notre cœur et on recherchera inlassablement." - Le gendarme Julliand, plongeur de la brigade fluviale de la gendarmerie d'Aix-les-Bains

ECOUTEZ le gendarme Julliand, plongeur de la brigade fluviale de la gendarmerie d'Aix-les-Bains

  • La gendarmerie nationale compte 150 "enquêteurs subaquatiques". Douze plongeurs sont basés en région Auvergne-Rhône-Alpes dans les brigades fluviales d’Aix-les-Bains (Savoie) et Valence (Drôme).