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Société

Exercice avalanche à la station de Peyragudes : chaque minute compte pour sauver des vies

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Par , France Bleu Occitanie

Six skieurs sont pris dans une coulée de neige à 2300 mètres d’altitude. C’est le scénario de cet exercice avalanche qui a mobilisé 40 sauveteurs, une course contre la montre pour sauver les victimes coincées sous la neige.

Le chien de recherche en avalanche a repéré une victime sous la neige
Le chien de recherche en avalanche a repéré une victime sous la neige © Radio France - Olivier Lebrun

Toulouse

En montagne, l’amateurisme ne pardonne pas. Les secouristes, gendarmes du PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne), CRS de montagne, équipes du Samu de montagne, ne cessent de s’entraîner pour être fin prêt en cas d’avalanche.

Cette fois, six skieurs sont pris dans une coulée de neige sur les hauteurs de la station de ski de Peyragudes, à 2300 mètres d’altitude. C’est l’un des skieurs blessés qui a alerté la station, ses camarades de randonnée ont disparu sous la coulée de neige.

Un skieur blessé a alerté les secours, un pisteur de la station vient le secourir - Radio France
Un skieur blessé a alerté les secours, un pisteur de la station vient le secourir © Radio France - Olivier Lebrun

Quand l’alerte est déclenchée, les premiers sur zone sont généralement les pisteurs de la station. A Peyragudes, ils disposent de deux chiens de recherche en avalanche. L’un des pisteurs se rend auprès d’une des victimes à moitié ensevelie dans la neige, mais conscient. La priorité est de recueillir son témoignage pour localiser ses camarades, il faut repérer les victimes en cherchant des indices. Des skis, des sacs, il faut aller très vite témoigne Eric Dezaigues, l'adjoint à la sécurité des pistes à la station de Peyragudes

"Nous sommes les premiers sur place, il faut aller très vite"

Une espérance de vie de 20 minutes

Après une vingtaine de minutes, les pisteurs sont rejoints par les gendarmes du PGHM, les CRS de montagne, les gendarmes de montagne.. Les secours peuvent arriver en moins d’un quart d’heure, mais cette fois, les conditions météo empêchent l’hélicoptère de décoller.

Les sauveteurs tentent de repérer les victimes équipées du dispositif émetteur récepteur DVA (détecteur de victimes d'avalanches), mais ils comptent aussi sur les chiens de recherche en avalanche.

« Le chien travaille sur la zone en identifiant toutes les odeurs qui sortent du manteau neigeux. S’il y a une victime ensevelie sous la neige, il va remonter la source d’odeur, gratter à l’endroit où se trouve la victime. Quand on sait qu’une personne sous une avalanche a une moyenne de survie de 20 minutes, on peut encore avoir l’espoir de sauver des gens », explique Patrick Leconte, maitre-chien du PGHM, son chien « Iston », un berger belge est un expert de la recherche en avalanche.

Notre reportage avec les sauveteurs en avalanche - "chaque minute compte"

Une course contre la montre

Les sauveteurs s’organisent très vite, il faut sonder la neige avec des perches. Et une fois les victimes localisées, les prendre en charge médicalement. Une équipe du Samu Montagne participe aux opérations de sauvetage.

Sébastien Lucena, le commandant du PGHM de Haute-Garonne à Luchon coordonnait cet exercice avalanche : « Il y a des personnes polytraumatisées. Quand on est dans un avalanche, on est dans une machine à laver, démantibulé dans tous les sens, c’est l’une des principales causes de décès en avalanche. On peut aussi être en situation d’asphyxie si on a avalé un bouchon de neige, on ne peut plus respirer. Si ça dure trop longtemps, les victimes vont mourir de froid. La rapidité des secours est un gage de survie, c’est super important ».

L’équipe médicale prend en charge une victime polytraumatisée sortie de la neige - Radio France
L’équipe médicale prend en charge une victime polytraumatisée sortie de la neige © Radio France - Olivier Lebrun

Au bout d'une heure, les 40 sauveteurs ont quadrillé le secteur d'avalanche. Ils ont sorti quatre skieurs de la neige, deux autres sont décédés. « La plus grande chance de survie, explique le docteur Pascal Fernandez, médecin du Samu Montagne, c'est quand on part en groupe, et que les copains orientent les secours. »

Les équipes de secours en montagne s'entrainent régulièrement - Radio France
Les équipes de secours en montagne s'entrainent régulièrement © Radio France - Olivier Lebrun
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