Société

Exercice en Ardèche : un nuage radioactif s'échappe de la centrale de Cruas

Par Florence Beaudet et Pierre-Jean Pluvy, France Bleu Drôme-Ardèche mercredi 14 décembre 2016 à 12:22

Le poste de commandement opérationnel de la Voulte-sur-Rhône
Le poste de commandement opérationnel de la Voulte-sur-Rhône © Radio France - Pierre-Jean Pluvy

Une catastrophe est simulée ce mercredi à la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche). 300 personnes sont mobilisées pour tester les procédures d'évacuation de la population.

Le scénario : un tube qui casse dans un générateur de vapeur et de la vapeur d'eau radioactive qui s'échappe dans l'atmosphère. Si un tel accident se produisait, le préfet de l'Ardèche devrait faire évacuer les riverains, soit 9500 personnes dans un rayon de cinq kilomètres. L'exercice de ce mercredi sert donc à tester la chaîne de commandement.

9500 habitants dans un rayon de cinq kilomètres autour de la centrale

Seuls les enfants de l'école de la Coucourde ont réellement été évacués temporairement en milieu de matinée. A la maison de retraite de Cruas, l'équipe d'encadrement a simulé l'organisation de l'évacuation des résidents. Il s'agissait là de répertorier tous les résidents avec leurs pathologies de façon à pouvoir préparer leur évacuation en bus ou en ambulance.

La cellule de crise de la maisond e retraite de Cruas - Radio France
La cellule de crise de la maisond e retraite de Cruas © Radio France - Pierre-Jean Pluvy

A Chomérac, ce sont des élèves de l'institut de formation des soins infirmiers de Privas qui vont jouer des habitants à évacuer. Au total, trois cents personnes participent à ce test grandeur nature des procédures d'évacuation.

Les véhicules des pompiers spécialisés dans la radioprotection à Chomérac - Radio France
Les véhicules des pompiers spécialisés dans la radioprotection à Chomérac © Radio France - Pierre-Jean Pluvy

Un retour d'expérience des derniers accidents nucléaires

Une zone de cinq kilomètres a été fictivement évacuée ce mercredi. C'est une nouveau périmètre établi par le ministère de l'Intérieur après l'accident de Fukushima au Japon en 2011. Dans le langage administratif on appelle ça une zone forfaitaire. Elle passe de deux à cinq kilomètres autour du lieu de l'accident. On évacue d'abord cette zone et puis on revoit le périmètre si nécessaire en agrandissant ou réduisant la zone.

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