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Société

Exhumation de Franco : "le Pays basque a été profondément marqué par la dictature"

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Par , France Bleu Pays Basque

Les restes du général Francisco Franco sont exhumés ce jeudi du mausolée de la Valle de los Caidos. Une mesure forte à l'égard des victimes de la dictature franquiste, qui furent nombreuses au Pays basque.

Mathieu Elgoyen, auteur de l'ouvrage "Franco et le Pays basque" paru aux éditions Elkar
Mathieu Elgoyen, auteur de l'ouvrage "Franco et le Pays basque" paru aux éditions Elkar © Radio France - Andde Irosbehere

Pays Basque, France

L'engagement avait été pris par le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez. Le corps du général Franco est exhumé ce jeudi du mausolée de la Valle de los Caidos, pour être transféré vers le cimetière du Pardo, dans la banlieue de Madrid. Un événement symbolique très fort, analyse Mathieu Elgoyhen, professeur d'histoire au lycée Villa Pia à Bayonne et auteur de l'ouvrage Franco et le Pays basque : "Ce lieu était un lieu de glorification à la fois de la personne de Franco et du régime. Pour les victimes de ce régime dictatorial, c'est une mesure très forte qui s'inscrit plus largement dans un mouvement, depuis 2007 et la loi sur la mémoire historique qui avait débaptisé un certain nombre de rues."

Au Pays basque, la répression fut très forte, tout comme la résistance, rappelle Mathieu Elgoyhen. "La lutte contre le régime de Franco y a été très forte. A l'image de ce qu'il s'est passé dans le reste de l'Etat espagnol, toutes les libertés individuelles et collectives ont été supprimées. Culturellement, la langue basque était interdite."

"Il faut distinguer deux périodes : la première de 1939 à 1959, qui va se traduire par une relative faible opposition au régime. [...] Par contre, une très forte opposition après 1959, avec bien-sûr la naissance d'ETA, mais, aussi, sur le plan social avec de très nombreux mouvements de grève, et, sur le plan culturel, avec la volonté de récupérer la langue qui recule et les premières ikastola clandestines."

Amnésie pour les crimes franquistes

Reste qu'en Espagne, la question de la mémoire historique n'est pas encore complètement réglée. "Pendant longtemps, rien n'a été fait. On a complètement oublié les victimes [...] il n'y a eu aucune étude pour compter le nombre de morts. Aujourd'hui, on sait que la guerre civile a tué 50 000 personnes au Pays basque, qu'il y a eu également beaucoup d'exilés et de prisonniers, on sait qu'il y a eu beaucoup de morts durant le régime franquiste. Mais comptabiliser le nombre de victimes est un exercice difficile."

(Ré)écoutez l'interview de Mathieu Elgoyhen, il était notre invité sur France Bleu Pays Basque ce jeudi matin :

Mathieu Elgoyhen, invité de France Bleu Pays Basque

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