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Expédition "Deep Time" en Ariège : la sortie, "un choc" pour la participante toulousaine Émilie

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Les explorateurs de l'aventure "Deep Time" sont sortis de la grotte de Lombrives samedi. 48 heures après, la Toulousaine de l'équipe nous confie ses impressions, son ressenti. Émilie, 29 ans, a du mal à retrouver ses repères. Sans indice temporel, elle ne pensait pas sortir si tôt.

Émilie Kim-Foo fait partie des 15 membres de l'équipe Deep Time.
Émilie Kim-Foo fait partie des 15 membres de l'équipe Deep Time. © Radio France - Louis Fontaine

Les 14 explorateurs-bénévoles et Christian Clot le chercheur à l'initiative de l'expérience "Deep Time" sont sortis ce samedi de la grotte de Lombrives à Ussat près de Tarascon (Ariège) après 40 jours sous terre, sans voir le soleil et sans montre. Emilie Kim-Foo, infirmière toulousaine de 29 ans, fait partie de l'équipe. Elle était l'invitée de France Bleu Occitanie ce lundi matin.

Comment vous sentez-vous ce lundi matin ?

J'accuse le coup en ce moment, et je suis extrêmement fatiguée. J'ai une mauvaise voix ce matin, je suis très fatiguée par l'enchaînement de la sortie. Ça a vraiment été un choc pour moi et c'est assez violent. Il y a vraiment tout d'un coup : les odeurs, les couleurs, la mode, les bruits et tout ça quelque part. On l'avait presque oublié, en fait, et ça faisait du bien. Mais là, c'est un peu le retour dans le monde réel. 

"Quand on est venu nous chercher, j'étais choquée, je ne m'y attendais pas."

40 jours sous terre, c'est passé vite ?

Extrêmement vite. Alors quand je suis entrée dans la grotte, je pensais tout l'inverse. Je croyais que ça allait être très long et très rapide pour vous à l'extérieur. En fait, c'est tout l'inverse. Et quand ils (NDLR : les scientifiques de l'expédition) sont arrivés, j'étais tout simplement choquée, je n'y croyais pas. Ce n'était pas possible. C'était beaucoup trop tôt.

Racontez-nous, elle ressemblait à quoi votre vie sous terre? Qu'est ce que vous avez fait pendant 40 jours pour vous occuper ? 

Plein de choses, j'ai beaucoup dormi la grotte, j'étais la dormeuse du groupe ! La phase d'éveil. Donc, il faut savoir que là bas on vivait en autonomie dans les activités de la vie quotidienne. Il fallait par exemple qu'on aille chercher notre eau, qu'on entretienne les stocks de nourriture, les toilettes à entretenir aussi. Parallèlement, il y a une grosse partie scientifique qui nous prenait pas beaucoup de temps sur notre temps d'éveil.

"On partait dormir soit parce qu'on était fatigué, soit par volonté de s'isoler, soit parce qu'on suivait le groupe."

Ce sont des tests que vous avez passés régulièrement? 

Oui, on avait des questionnaires très simples, des prises de sang, des prises de tension, des électrocardiogrammes. On pouvait aussi visiter cette belle grotte, en exploration. On s'est occupés de ramasser les déchets aussi.

Qu'est-ce qui vous a le plus manqué ?

Le soleil et la musique. On avait un petit soleil à notre camp de vie, l'unique de spot de lumière naturelle, ça faisait du bien d'avoir un peu de lumière. Parfois, c'était un peu dur le matin.

Et au niveau humain, vous avez fait de belles rencontres ?

Oui, c'est une belle découverte. Je connaissais un petit peu le groupe, car on fait partie d'un groupe de mission. C'est pas évident, on avait des appréhensions avec nos caractères différents. Mais ça l'a fait, on est très contents.

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