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Explosion à Paris : écoutez le cri de colère d'une habitante sinistrée qui interpelle son assureur

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Par , , France Bleu Paris, France Bleu

Depuis l'explosion, probablement dûe au gaz, qui a soufflé une boulangerie samedi, rue de Trévise dans le 9e arrondissement de Paris, les sinistrés ne peuvent pas rentrer chez eux et ils ne sont pas toujours soutenus par leur assurance. Ecoutez le cri de colère d'une habitante qui a tout perdu.

Explosion, probablement dûe au gaz, rue de Trévise à Paris.
Explosion, probablement dûe au gaz, rue de Trévise à Paris. © Maxppp - Daniel FOURAY

Quatre personnes, dont deux pompiers, sont mortes et 66 personnes ont été blessées dans l'explosion, certainement dûe au gaz, d'une boulangerie rue de Trévise dans le 9e arrondissement de Paris. Trois jours après le drame, certains sinistrés sont très en colère. Valérie est une maman qui vivait, avec son mari et son enfant, juste en face de la boulangerie. Elle a tout perdu. 

Je ne suis pas qu'un contrat" - Valérie, sinistrée 

Emue et révoltée, elle a pris la parole lundi au cours d'une réunion organisée par la mairie avec les sinistrés et les assurances. Elle en a gros sur le cœur. Elle n'oubliera jamais. "Je me suis retrouvée à la rue à 09h00 du matin avec mon enfant terrorisé en pyjama et en chaussons", raconte-t-elle. 

Impossible pour l'instant d'aller récupérer des affaires chez elle, l'accès est interdit. Elle n'a donc plus rien et elle s'indigne qu'on lui dise que, comme ses vêtements n'ont pas brûlé, elle n'a pas droit à une indemnisation pour s'acheter le strict nécessaire. 

Elle se sent humiliée. "Je ne suis pas qu'un contrat ! Je suis une mère, je suis une femme et je suis vivante avec mon enfant et mon mari ! ", s'insurge-t-elle en réclamant un logement pérenne "parce que mon habitation est détruite", conclut-elle d'une voix vibrante.

Le cri de colère de Valérie  

Sept immeubles sont frappés d'un arrêté de péril, cinq autres sont temporairement inaccessibles dans le quartier. Ils sont 250 à ne pas pouvoir rentrer chez eux. 

La mairie accompagne les sinistrés 

Les employés sont au chômage technique. Pour les commerçants sinistrés, la perte de chiffre d'affaires est importante et elle ne sera pas remboursée sauf contrat spécifique, ont indiqué les compagnies d'assurance. Pour les dégâts matériels, il semblerait que cela soit plus simple. Lundi, le directeur de la Fédération française de l'Assurance a indiqué que les sinistrés seraient indemnisés sans attendre la fin de l'enquête.

Cela ne va pas se régler en trois jours, indique la maire de l'arrondissement, Delphine Bürkli. "Cela va prendre du temps donc il nous faut accompagner les habitants et les acteurs économiques pour trouver des solutions". La Chambre de commerce de Paris a décidé de proposer des aides d'urgence comme des locaux provisoires pour les entrepreneurs privés de bureaux.

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