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Société

Expo Claude Monet annulée à Bordeaux : "incompréhensible" pour Norbert Fradin qui menace de poursuites

mardi 5 juin 2018 à 12:03 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde

Norbert Fradin, mécène et créateur du Musée Mer Marine à Bordeaux qui devait accueillir l'exposition Claude Monet, s'exprime après l'annulation annoncée vendredi. Il se dit "meurtri" et "ne comprend pas ce revirement". Le Musée Marmottan répond que la sécurité des tableaux n'était pas assurée.

Norbert Fradin dans la salle, vide, qui devait accueillir l'expo Claude Monet
Norbert Fradin dans la salle, vide, qui devait accueillir l'expo Claude Monet © Radio France - Stéphanie Brossard

"Tout est prêt, c'est incompréhensible" répète Norbert Fradin, face à la presse ce mardi matin dans la salle d'exposition du Musée Mer Marine de Bordeaux aux Bassins à flots, vide, qui devait accueillir 57 tableaux de Claude Monet, à compter du 15 juin. Tellement incompréhensible qu'il envisage des poursuites judiciaires contre le musée Marmottan, qui de son côté, assure que les conditions de sécurité en particulier, n'étaient pas réunies.

"Je ne vois pas ce qu'on peut faire de plus !"

"La régulation de l'air, le taux d'hygrométrie, la climatisation, les lumières, la sécurité, tout est en place. Et l'expert de notre compagnie d'assurance Axa Art a tout validé", le mécène et promoteur immobilier, redit son incompréhension, trois jours après l'annonce faite par le Musée Marmottan. "On a toujours répondu aux lettres, aux exigences et aux attentes du directeur Patrick de Carolis. Je ne vois pas ce que l'on peut faire de plus !" Et Norbert Fradin de prendre à témoins, les entreprises chargées des travaux et de la sécurité, présents à ses côtés.  Pour Frédéric Roy de Necsécur, "le niveau de sécurité adoptée ici, est digne d'une banque de France et certains musées parisiens n'en sont pas à ce niveau, au-delà des exigences de Marmottan"

Un préjudice d'au moins 500 000 euros, d'où les poursuites envisagées

A la question, l'exposition est-est reportée ou annulée ? Norbert Fradin explique que "ça ne dépend plus de moi". Envisage-t-il des poursuites judiciaires si aucun accord amiable n'est trouvé ? "Je vais être obligé de réfléchir à cette possibilité. J'ai déjà engagé plusieurs centaines de milliers d'euros pour la location des oeuvres, que j'ai payé, déjà, depuis cinq mois, parce que ce n'est pas un prêt ! Je j'ai déjà remboursé les 3000 billets déjà vendus, sans vous parler de la publicité, ou des catalogues de l'expo déjà édités. Oui, c'est un préjudice important!"

Pas de Monet au Musée Mer et Marine dans cette salle d'exposition temporaire "prête pourtant" selon Norbert Fradin - Radio France
Pas de Monet au Musée Mer et Marine dans cette salle d'exposition temporaire "prête pourtant" selon Norbert Fradin © Radio France - Stéphanie Brossard

Le Musée Mer Marine n'est pas en péril pour autant

Norbert Fradin cherche une solution alternative pour l'été, et assure que si l'image du Musée Mer Marine est atteinte par cette annulation, "pas sa survie" en revanche. "Monet c'est un quart de ce qu'on va faire ici. Non ça ne met pas en péril la suite", et l'ouverture globale du musée prévue pour 2019.

"Inexactitudes de Norbert Fradin" selon le musée Marmottan

Du côté du musée Marmottan-Monet, Patrick de Carolis le directeur, explique que plusieurs points du contrat passé en 2017 avec Norbert Fradin n'ont pas été respecté,  dont un, en particulier : les certificats d'assurances auraient du arriver au 31 mai (sous peine d'annulation) et qu'ils ne sont arrivés, ni le 31 mai, ni après d'ailleurs. "Il y a des inexactitudes dans ce que raconte Norbert Fradin".